Nous avons visité les coulisses du lieu unique

Le LU : un Lieu Unique, Utopique et Utile

Voilà trois termes auxquels avait pensé Jean Blaise et son équipe à propos de la réouverture du site le 1 janvier 2000. C’est vrai que ce lieu est incroyable et nous en avons fait l’expérience le dimanche 5 juin lors d’une visite des coulisses.

Il faut tout d’abord savoir que les petits LU que nous mangeons ont un nom : « Lefèvre-Utile », qui est la contraction de Jean-Romain Lefèvre et Pauline-Isabelle Utile, fondateurs de l’entreprise de biscuits. Il parait même que la recette originelle est scellée dans un endroit secret à l’intérieur du bâtiment.

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Cette petite entreprise familiale se développe alors sur les quais de la Loire (à l’emplacement actuel du LU) profitant de la proximité avec le transport ferroviaire et maritime. Il fallait acheminer les énormes quantités de matières premières (œuf, farine, lait) qui viennent de la campagne nantaise. Après plusieurs décennies de prospérité, l’usine met la clef sous la porte en 1986.
C’est alors que la seconde vie du lieu commence. Le bâtiment à l’abandon devient un squat, foyer de création artistique. La célèbre compagnie Royal de Luxe qui avait investi les lieux pour imaginer ses spectacles.

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L’association du CRDC (Centre de recherche pour le développement culturel) fait prendre conscience à la ville qu’il faut acheter les derniers bâtiments qu’il reste de l’usine, avec pour projet d’ouvrir une scène nationale. Mais bien plus qu’un label c’est un centre culturel au sens large qui s’est ouvert en 2000.

Le LU, un lieu où l’on peut venir boire un verre, déposer ses enfants à la crèche pendant que l’on va voir une expo, une pièce de théâtre ou faire un hammam pour se détendre. Ce n’est pas pour rien que les espaces se nomment « lieu de vie », « la cour » et « le grand atelier », des titres un peu vagues qui peuvent accueillir plusieurs fonctions comme dans une grande maison.

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Bref, un lieu chargé d’histoire, qui a su renaître de ses cendres tels les phœnix sur l’unique, des deux tours originelles, encore dressée.

C. Daban