On a visité les Coulisses de la Dulcie Galerie

Mardi 19 mai, nous avons visité la Dulcie Galerie, la galerie de l’École des Beaux-Arts. Nous avons également eu la chance de visiter une partie de l’école elle-même, notamment la salle Chardin, où ont lieu les Cours Publics, et quelques ateliers où travaillent les élèves de l’école.

Une école, une bibliothèque, une galerie et une collection

Nous avons été accueillis par Karine Lucas, responsable de l’éducation artistique et des cours publics à l’École des Beaux-Arts, qui nous a présenté l’école et la galerie.

L’école compte 260 étudiants, mais aussi 700 inscrits aux Cours Publics et la galerie reçoit chaque année 40 classes de scolaires, de la petite section au CE1. C’est l’une des 56 écoles publiques de Beaux-Arts en France.

Pour ceux qui s’intéressent à l’art contemporain, l’association Artaban y propose des cycles de conférences sur l’art, en lien avec l’université permanente.

L’école est également dotée d’une bibliothèque avec un fond dédié à l’Art Contemporain. Elle fait partie du réseau des bibliothèques de Nantes et tout le monde peut y emprunter des livres.

La Dulcie Galerie propose une programmation qui est toujours liée à l’école. Les travaux exposés peuvent être ceux d’étudiants, d’anciens étudiants ou encore de professeurs.

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La Galerie dispose également d’une artothèque, nommée La Collection. Cela signifie que les entreprises, les écoles et même les particuliers, peuvent emprunter des œuvres d’art parmi les 780 œuvres disponibles.

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Au hasard d’une exposition

L’exposition présentée actuellement à la Dulcie Galerie est intitulée Dropper ou l’habitude du hasard de Bruno Persat et Hervé Coqueret.
Les deux hommes sont des artistes-chercheurs. Cela signifie qu’ils restent attachés à l’école pour poursuivre leur recherche après leur scolarité. C’est une sorte de doctorat artistique, sans en avoir le statut ni le nom.
Bien qu’ils se connaissent depuis 10 ans, ils ont travaillé pour la première fois ensemble pour cette exposition.

Elle tire ses réalisations en grande partie d’un voyage à Santé Fé, aux Etats-Unis, que les deux artistes ont effectué avec les élèves de 4ème année de l’école.
Ils avaient envie de travailler autour de l’architecture, c’est pourquoi ils se sont intéressés à Drop City. Cette ville du Colorado, créée en 1965 par une communauté d’artistes hippies, a généré de nombreuses productions architecturales, éditoriales et artistiques.
Le projet architectural était un projet collaboratif ayant pour objectif l’économie de moyens et l’autonomie énergétique. En ont résulté des habitats en forme de bulles colorées, réalisés, par exemple, avec des carcasses de voitures.

En terme de production éditoriale, cette communauté avait créé une revue intitulée Whole Earth Catalog. Les Whole Earth Catalogs proposaient toutes sortes de produits à la vente (vêtements, livres, outils, machines, graines... tout ce qui pouvait être utile à un style de vie créatif et autosuffisant), tout en prônant le plus possible le Do it yourself. On y apprenait comment construire soi-même sa maison et on pouvait même envoyer ses contributions pour participer à la revue.

A la Dulcie Galerie, on peut consulter le numéro de 1974 , au dos duquel un message d’adieu dit « Stay hungry. Stay foolish. » (Soyez insatiables. Soyez fous.) : Un bon résumé de l’état d’esprit des mots d’ordre de la contre-culture de l’époque.

L’espace de la galerie est réaménagé à chaque exposition. Pour celle-ci tout un pan de mur a été peint en noir afin d’assombrir la galerie. On y trouve aussi un ballon que le visiteur peut transporter pendant sa visite. On retrouve aussi l’image d’un dôme de Drop city, sérigraphié sur des tasseaux de bois ou encore des diapositives d’images de la NASA superposées et projetées.

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A un moment de la journée, l’orientation de la lumière dans la galerie projette au mur l’ombre d’une raquette de tennis, rappelant la structure des habitations de Drop City.

Sont également présentés des livres vierges qui sont envoyés à des écrivains pour qu’ils les écrivent. Les livres possèdent un titre, un nom d’auteur et un synopsis, mais pour le reste, toutes les pages sont vierges.

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Dans les coulisses de l’école

Nous avons ensuite eu la chance de pouvoir faire une incursion dans les locaux de l’école. Nous avons commencé par visiter la salle Chardin, où sont dispensés les Cours Publics, ouverts à tous (inscriptions autour du 22 juin).
Pascal Boucher, enseignant du cours de modèle vivant, mais aussi artiste, a répondu à nos questions. Nous avons pu voir les élèves dessiner, mais pas de modèle vivant.
Si ça vous intéresse de poser, ils cherchent d’ailleurs des modèles...

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Nous avons ensuite pu découvrir les ateliers, où les étudiants avaient accroché certaines de leurs œuvres.

D’ici deux ans, l’école va déménager sur l’île de Nantes, dans les anciennes Halles Alstom.
Une bonne occasion de refaire une Visite des Coulisses pour comparer les locaux ?

Mathilde, coordinatrice des Visites des Coulisses