On a visité les coulisses de la Maison de l’Apiculture…

Le jeudi 21 avril, nous avons été visiter la Maison de l’Apiculture, située 1 bis, rue Fontaines des Baronnies à Nantes. Nous avons été accueillis par Gwladis, animatrice pour l’association UNAPLA.

L’association UNAPLA

La Maison de l’Apiculture fait partie de l’association UNAPLA (UNion des APiculteurs de Loire-Atlantique) créée en 1990 qui compte aujourd’hui environ 600 adhérents.
L’association a plusieurs missions dont celle d’accueillir des stagiaires. Chaque année, une centaine de stagiaires est formé à l’apiculture de loisirs dans les 3 ruchers-école (Granchamp-des-Fontaines, Remouillé et désormais Savenay (ouvert en 2015).

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Le fonctionnement d’une ruche

Nous sommes partis tout d’abord à la découverte des ruches. Gwladis nous a ainsi appris que c’est le nectar contenu dans les fleurs qui est la base du miel. En effet, les abeilles le disposent ensuite dans des alvéoles de cire et avec leur salive le transforment en miel.
Cet hiver a été doux donc la saison a redémarré très vite. En ce moment c’est du miel de printemps, composé du nectar d’arbres fruitiers et de fleurs de colza, que sont entrain de produire les abeilles.

Il n’y a qu’une reine par ruche. Elle pond 1500 œufs par jour et se nourrit avec de la gelée royale. Les mâles, les « faux bourdons », servent à féconder la nouvelle reine et meurent juste après l’accouplement. Les butineuses ne vivent que quelques jours l’été.
En tout ce sont 12kg de miel qui sont récoltés chaque année. Les apiculteurs laissent toujours du miel pour que les abeilles puissent se nourrir l’hiver. Il faut également que la ruche soit maintenue à une température de 30°C toute l’année : l’été il faut ventiler et l’hiver faut réchauffer !

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« - Combien il y a d’abeilles ? », interroge un participant.
« - L’été leur nombre est le plus important et elles peuvent être jusqu’à 50 000. »

Comment on récolte du miel ?

Gwladis nous a ensuite fait découvrir la miellerie collective. C’est un lieu mis à la disposition des bénévoles de l’association pour récolter leur miel. Le local est ouvert de juin à août.
Le miel est extrait des alvéoles de cire entre les rayons grâce à un extracteur et une centrifugeuse. Un tamis est également utilisé pour filtrer le miel tombé au fond de la centrifugeuse.
La cire des rayons est récupérée pour être vendue et le cadre est passé à la flamme pour éviter toute maladie une fois qu’il sera réinstallé dans la ruche.

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« - Le miel se périme ? », demande un participant.
« - Disons qu’il ne se bonifie pas comme le vin et que ses propriétés sur le plan de la santé sont optimales lorsqu’il a été récolté récemment. Il n’y a pas de date limite mais une date de conseil de consommation. »

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Les caractéristiques des abeilles

Nous sommes allés ensuite observer d’autres ruches de loin pour ne pas déranger les abeilles. Gwladis nous explique que les abeilles ne voient pas le rouge et que donc les coquelicots leur apparaissent de couleur noire. On dit également qu’elles « dansent » en faisant des mouvements en 8 pour prévenir les autres abeilles qu’il y a un butin important à récolter !

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Nous avons finis cette incroyable visite en dégustant 3 miels locaux. Gwladis nous raconte que tous les ans se déroulent fin novembre des « concours des miels » qui votent le meilleur miel dans chaque catégorie. La spécialistes dégustent le miel dans des verres à pied !
Pour le plaisir de nos papilles, Gwladis nous a fait goûter du miel de printemps, du miel des Oblates et du miel de Grandschamp-des-Fontaines. Un délice !

Fanny, coordinatrice des Visites des Coulisses