On a visité les coulisses de Pol’n dans le cadre de la semaine « Rebattons les cartes »

Hier soir, Pol’n nous a ouvert ses portes pour une visite en trois temps qui nous a fait réfléchir sur la situation actuelle des associations.

Céline, coordinatrice de Pol’n, nous accueille au fond de la petite cour pavée du 11 rue des Olivettes. Elle commence par un bref historique du lieu : au départ, il s’agissait de l’atelier d’un costumier, d’où l’architecture intérieure original.

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Depuis 9 ans, le projet Pol’n s’est installé dans ce lieu, loué par la mairie à un descendant du fameux costumier.

Pol’n est un collectif rassemblant des structures partageant les mêmes valeurs et objectifs : l’entre-aide, l’émergence artistique ou encore le décloisonnement des pratiques. Si des associations peuvent partir et d’autres arriver, les collectifs restent et son état d’esprit aussi.

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Depuis que plusieurs grosses associations ont quitté le lieu et que d’autres, plus petites et n’ayant pas (ou peu) de salariés son arrivées, le lieu est beaucoup plus calme certains jours, lorsque les bénévoles sont absents.

Mais cette semaine, le lieu fourmille. En effet, le CAC 44 (Collectif des Associations citoyennes de Loire-Atlantique) y est accueilli pour une semaine intitulée « Rebattons les cartes », qui a pour objet d’interpeller sur la situation actuelle des associations (baisse des subventions, mise en concurrence...). Tous les matins, des ateliers sont organisés pour que les associations puissent identifier ensemble les problèmes qu’elles rencontrent et chercher ensemble des solutions et des alternatives.

En ce mercredi soir, les membres du collectif rentrent tout juste d’une action d’interpellation du grand public place Royale et installent la salle pour la conférence gesticulée qui aura lieu à la fin de la visite.

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Des membres du CAC se reposant et discutant après l’installation de la salle

Pol’n est attaché à rester un lieu d’accueil pour ceux qui voudraient présenter leurs créations. Expositions, danse, théâtre... la programmation se veut éclectique. Ils mettent à disposition le lieu et communiquent sur l’événement, mais ce sont les organisateurs qui gèrent le reste.

Les participants ont discuté avec Céline de la vie en collocation et en open space, mais aussi des difficultés rencontrées par les associations. Celles de Pol’n ont eu peur de devoir quitter le lieu, suite à l’annonce du propriétaire de sa volonté de le revendre, qui est finalement revenu sur sa décision. Ouf !

Cette discussion a pu être approfondie lors d’un échange avec Anthony, intervenu au nom du CAC44. « Je n’avais pas du tout conscience que les associations pouvaient être mises en concurrence » nous explique une participante. Un autre nous fait par de son expérience en tant qu’animateur d’un centre de vacances géré par une structure privée. La discussion est posée et intéressante. Avoir la vision de personnes n’étant pas nécessairement impliquées dans une association intéresse les membres du CAC44.

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Le public commence déjà à affluer pour la conférence gesticulée sur les conditions de travail dans le milieu associatif qui démarre dans quelques dizaines de minutes.

Pendant plus de deux heures, les « conférenciers-gesticulateurs » nous ont expliqué de façon drôle et juste la situation des salariés associatifs, mais aussi des services civiques et des contrats aidés. Ils ont partagé avec nous leurs expériences, leurs moments de félicité et les crises qu’ils ont traversées jusqu’à arriver devant nous à cette conférence.

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Associativement votre,

Mathilde, coordinatrice des Visites des Coulisses