On a visité les coulisses du Voyage à Nantes 2015

Mercredi 8 juillet, nous avons visité les locaux du Voyage à Nantes, appris l’histoire de cette structure unique en son genre, et découvert quelques œuvres de l’événement estival 2015.

Voyage au bout du VAN

Pour commencer la visite, Dorothée Laot, chargée de développement et mise en tourisme au Voyage à Nantes, nous a raconté l’histoire du Voyage à Nantes et a démêlé pour nous les nombreuses ramifications de cette structure protéiforme.

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Dorothée nous a parlé d’un mythe très présent dans l’imaginaire culturel nantais : le « réveil » d’une ville auparavant « endormie ». Ce réveil n’est, d’après elle, pas seulement lié à la mise en place du Voyage à Nantes, mais le résultat de 20 ans de politique culturelle.

Une date clef : 2007. Cette année est celle d’un renouveau sans précédent de la vie culturelle à Nantes.
Elle correspond à l’ouverture des Machines de l’île, mais aussi à la première biennale Estuaire et à la réouverture du château. Sur l’île de Nantes, dix ans après la fermeture des chantiers navals, le parc des chantiers reprend vie à travers les transformations opérées par l’architecte, urbaniste et paysagiste Alexandre Chemetoff. L’emblème du patrimoine portuaire de la ville devient un haut lieu de promenade et de tourisme culturel.
2007 est la date de naissance de l’attractivité touristique de Nantes, justement grâce à ce foisonnement culturel. D’une ville désertée par les touristes et les habitants, Nantes devient une ville attractive et foisonnante, une destination touristique.

Car c’est là la mission du Voyage à Nantes : asseoir la Métropole comme un lieu incontournable, avec les retombées économiques qui en découlent.

Pour réaliser cette mission, le Voyage à Nantes a été créé par le regroupement de l’Office de Tourisme, de Nantes Culture et Patrimoine (qui assurait la gestion des Machines de l’Île, du Mémorial de l’Abolition de l’esclavage et des Machines de l’Ile) et de la biennale d’Art Contemporain Estuaire et a comme partenaires réguliers d’autres structures phares de la ville, mais aussi avec les commerçants.

Tous les ans depuis sa création, le Voyage à Nantes organise un événement estival, où des œuvres d’art sont installées un peu partout dans la ville. Pour les voir, il suffit de suivre la ligne verte tracée au sol.

Nous avons visionné le film de promotion du voyage à Nantes qui sera diffusé dans les cinémas à Paris cet été.

Ensuite nous avons échangé sur la permanence ou non des œuvres ou encore sur une éventuelle implication des habitants dans le choix des œuvres et des lieux de l’événement estival.

Après un petit tour dans les locaux, nous sommes partis à la découverte de quelques œuvres et lieux dans la ville, accompagnés de Céline Culo, assistante à la coordination des équipes de médiation.

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Le manège des terrasses à Bouffay

Première étape : Stellar de Baptiste Debombourg, Place du Bouffay.

D’une terrasse à l’autre s’épanouit une sorte de manège de foire, ou peut-être une molécule des buveurs estivaux.

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Ce ne sont pas moins de 1200 chaises qui ont été installées sur la place, dont 450 sur la structure. Chaque terrasse s’est vue attribuer une couleur et s’en échappe une file indienne de chaises, qui s’envole vers le firmament et change de couleur pour atterrir sur une autre terrasse : comme les Nantais quand ils font la tournée des bars ?

L’oeuvre fait pas moins de 11 mètres de haut et 20m² de surface au sol.

L’observateur observé au Temple du goût

Le Temple du goût est l’un de sept lieux accueillant cet été le Musée Nomade. Le Musée des Beaux-Arts étant en travaux, les œuvres de sa réserve sont exposées hors les murs.

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Cette année le thème de ce musée nomade est « Interférences ». Au Temple du goût, Jocelyn Robert a choisi de dédier une expositions aux portraits. Et pas n’importe lesquels : ceux qui regardent le spectateur. Une ligne d’horizon d’yeux fixés sur vous qui font de vous un observateur observé.

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Un portrait de visiteur dans un portrait... ou comment renforcer la mise en abîme.

Les tableaux ne sont alors plus des objets, mais des sujets, qui nous donnent envie de savoir qui ils étaient et quelle était leur vie...

Une belle exposition, où nous n’avons malheureusement pas eu le temps de nous attarder.

Les sièges jouent à cache-cache à l’Opéra Graslin

Dernière étape de notre découverte rapide de lieux du parcours : l’Opéra Graslin avec Spectacula d’Aurélien Bory.

On entre par l’entrée des artistes, et puis c’est le noir complet. Un peu désorientés, on ne sait pas trop où on se trouve.

Et puis tout à coup, les sièges s’allument et on réalise qu’on est sur la scène.
Difficile de le remarquer avant, puisque cette dernière a été complètement dégagée de tous ses rideaux, pendrillons, projecteurs ou autre.

Cet été, les rôles sont inversés : c’est sur scène que les spectateurs regardent le ballet joué dans la salle.

Les sièges s’allument et s’éteignent suivant des séries prédéfinies. Ils peuvent symboliser le va-et-vient des spectateurs dans la salle ou bien des sièges qui se donneraient en spectacle...

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Nous avons fait seulement 3 des 42 étapes à découvrir cet été.
Dès la fin de la visite, certains sont partis, munis du guide, à la découverte d’autres œuvres.
N’hésitez pas à aller les découvrir à votre tour !

Mathilde, coordinatrice des Visites des Coulisses