On a visité les coulisses du lieu unique pour le festival HIP OPsession

Vendredi soir, le lieu unique grouillait d’activité en cette première journée du festival HIP OPsession édition 2015. Emilie du lieu unique et Pierrick de Pick Up Production se sont extraits pour une heure de l’agitation ambiante pour nous inviter à plonger dans l’histoire et les coulisses de l’ancienne biscuiterie et du mouvement Hip Hop.

Lieu unique et HIP OPsession, une alliance qui a du sens

La visite a commencé par une exploration du lieu unique. Émilie nous a raconté l’histoire du LU et sa réhabilitation. Elle nous a montré les traces du passé et expliqué en quoi les noms des espaces du lieu unique conservent l’essence du passé industriel du lieu.

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Elle nous a parlé de l’incroyable projet du Grenier du siècle, pour lequel les habitants de Nantes ont déposé dans des bidons 12 000 objets du quotidien qui leur semblaient représentatifs du XXème siècle. Pourtant visibles à travers les panneaux transparents qui couvrent la façade arrière du LU, la plupart d’entre nous n’avait jamais remarqué ces bidons.

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Même chose pour les pagnes bogolans qui recouvrent le mur de la salle de spectacle du LU et les bidons maliens coupés en deux accrochés au plafond.

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Toutes ces installations ne sont pas seulement décoratives ou politiques (critique du passé colonial de Nantes), elles ont aussi pour but l’isolation phonique et l’amélioration de l’acoustique.

Incroyable mais vrai, les gradins de la salle peuvent être repliés, mais ils le sont de plus en plus rarement à cause du bruit que cela génère.
En parlant de bruit, nous avons pu assister aux balances des DJ, en pleine préparation de la Battle du soir. Mais nous avons du nous replier vers un endroit plus calme pour pouvoir écouter Pierrick nous parler du Hip Hop et du festival.

Le choix du lieu unique pour présenter une grande partie du festival n’est pas anodin. Les matériaux bruts rappellent ceux de la rue, qui a servi de théâtre aux cultures urbaines pendant très longtemps. D’ailleurs le « ring » de la Battle s’appelle un « sol », tout simplement.
Mais le lieu unique se veut aussi un espace d’exploration artistique et, en tant que scène nationale, ce cadre donne une légitimité sans précédent à des arts qui n’ont habituellement pas accès à ce genre de scène.

Unité et diversité du Hip Hop

Pierrick nous a raconté l’émergence et expliqué l’état d’esprit du Hip Hop. Il nous a montré la diversité de ce mouvement : rap, break dancing, beat boxing, graffiti, Djing...
Loin des clichés, le Hip Hop regroupe une multitude de styles et d’arts mêlés.
Il nous a aussi parlé de l’état d’esprit des passionnés de Hip Hop, cette incroyable communauté qui se retrouve aux quatre coins du monde, souvent à ses propres frais, pour assister à des rencontres.

A l’occasion du festival, la grande salle d’exposition du lieu unique a été transformée en grande halle. Le principe est de laisser le plus d’espace possible aux spectateurs et aux artistes pour qu’ils puissent s’exprimer en marge de la programmation (mais cela n’a de marge que le nom, puisqu’ils sont au cœur même de l’espace).

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Pour finir, nous avons visité l’exposition Walk this Way de Sophie Bramly, photographe française témoin de l’émergence du Hip Hop à New York, qui revient sur l’origine du hip hop et sera présentée jusqu’à la fin du festival, le 21 février.

Mathilde, coordinatrice des Visites de coulisses