Tim Dup à la Bouche d’air

Arrivée juste à temps pour entendre les premières notes de Tim Dup, dans une salle complète, je me souviens que la salle Paul Fort est en configuration assise. Pas idéal pour un concert. Ok la musique de Tim Dup n’est pas tout le temps dansante. Ok le public n’est pas uniquement composé de jeunes qui vont vouloir se déhancher pendant tout le set. Mais tout de même, je me dis rapidement que ça ne va pas être évident pour lui. D’autant plus qu’il est seul sur scène, à jouer sa musique sur son piano et son synthé (couplé a un ordi).

Je connaissais Tim Dup surtout grâce à France Inter, étant énormément soutenu par cette radio et notamment par Didier Varod (il l’a d’ailleurs évoqué pendant le concert). J’avais accroché à ses textes plein de vérités, de choses simples de la vie dans lesquelles on peut se reconnaître. Et c’est ce que j’ai retrouvé pendant le concert.

Le concert mériterait d’être enrichi par des musiciens, mais le jeune artiste occupe bien l’espace malgré tout. Il réussit à mettre l’ambiance et à faire lever le public, conquit. Cela n’a pas dû être un exercice facile pour lui, mais il a réussi grâce à sa belle énergie et son enthousiasme.
Il a pas mal parlé, tenté de combler les moments de silence, a échangé avec le public et fait quelques blagues. On le sent très à l’aise, à sa place et c’est très agréable et touchant à voir.

La musique manque peut être un peu de richesse, et sa voix est parfois faible, mais cela laisse plus de place à ses textes. Ce qui est finalement son principal atout. Il fait même une très jolie reprise de « La vie ne vaut rien » d’Alain Souchon, sur laquelle tout le public l’accompagne en chœur.

Le public, de tous âges mais plus âgé que ce que j’avais imaginé, était en joie, conquit très rapidement, charmé par la présence du jeune homme. Tim Dup a réussi à surpasser le challenge de la configuration assise, et rien que pour ça il mérite d’être applaudi.

Cécile M.