1984 : Une nouvelle interprétation de la célèbre dystopie

La Compagnie Treize dixièmes en Ut a relevé le défi de mettre en scène et d’interpréter le célèbre chef d’œuvre dystopique de George Orwell, 1984, à Capellia. Pour ma part, j’ai relevé le défi d’assister à la pièce avec pour unique référence "orwellienne", un autre chef d’œuvre, "La Ferme des Animaux".

D’abord sceptique sur le jeu des comédiens et le décor, j’ai néanmoins retrouvé l’univers d’Orwell dans l’ambiance générale. Les slogans absurdes ("La liberté c’est l’esclavage", "La guerre c’est la paix"), m’ont fait sourire et m’ont rappelé avec une douce nostalgie l’ambiance totalitaire d’Orwell, dans "La Ferme des Animaux".

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1984 - George Orwell

C’est la deuxième partie de l’interprétation qui a suscité mon intérêt, car elle m’a semblé plus vive, plus folle, plus délirante, plus vivante. Peut-être l’effervescence du procès de Winston Smith y est pour quelque chose. Car en effet, la première partie m’a quelque peu mise mal à l’aise : rythme lent, ton saccadé de Julia (presque militaire, était-ce intentionnel ?), scènes crues... J’en profite pour saluer la prise de risque des comédiens, en termes de jeu.

Pour les ignares de ma qualité, il faut aussi bien aimer les comptines un peu morbides (ne le sont-elles pas toutes un peu, si on gratte un peu derrière les paroles ???) comme "Il était un petit navire" (si, si, cette comptine est trash, si vous arrivez à vous rappeler les paroles comme l’ont finalement réussi les comédiens sur scène), car elle a été répétée tout au long de la pièce. Est-ce tiré de l’œuvre originale ou bien est-ce le fruit de l’interprétation de Treize dixièmes en Ut qui a donné lieu à la répétition lancinante de cette comptine tordue ? Mes recherches sur 1984, post-spectacle, ne m’ont pas permis de répondre à cette question...

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1984 - George Orwell

En conclusion, je n’ai pas été transportée par cette pièce mais chapeau néanmoins à la Compagnie Treize dixièmes en Ut, qui a déployé des "idées 2.0" (avec des projections sur écran, des systèmes de caméras sur scène, etc.) pour rajouter un goût un peu futuriste à l’interprétation.

Emilie B.