Ainsi parlaient Beethoven et Strauss...

Avant le concert

J’ai pu visiter les coulisses avant d’assister au concert et voir la salle du point de vue des musiciens. Tout est fait pour donner la meilleure acoustique. D’ailleurs, lors du concert, j’ai pu l’apprécier à sa juste valeur.

Ulysse, violoniste de l’ONPL, m’a éclairée sur la vie d’un orchestre : tout est réglé comme du papier à musique : les nombreuses heures de pratique, les répétitions, les raccords, ça fait rêver et en même temps, impose le respect pour tout le travail qu’ils accomplissent afin de nous ravir les oreilles.

Mes impressions

  • Le concerto pour piano de Beethoven

Le pianiste Gerhard Oppitz m’a laissée sans voix. Tout a l’air si facile ! (et je parle en connaissance de cause vu que c’est mon instrument). J’aurais aimé être coté impair pour pouvoir regarder ses doigts courir sur le piano. J’ai passé tout mon temps à imaginer ce qu’il pouvait bien faire sur son clavier et tenter de saisir le dialogue entre le pianiste et les autres membres de l’orchestre. Ce fut une conversation riche, d’ailleurs la fin du premier mouvement est particulièrement magistrale. A écouter et réécouter !

  • Ainsi parlait Zarathoustra de Strauss

Que dire ? Dès les premières notes, je me suis dit : ça envoie ! J’ai pris une « énorme bouffée de son » en pleine figure et c’était un pur bonheur ! Ensuite, la musique de Strauss s’est étalée, a pris place et j’ai pu apprécier le ballet des archets. Un morceau complexe qui tient en haleine : on essaye de percevoir chaque son, chaque frémissement des musiciens et lorsque l’intensité augmente, le pouls s’accélère. 104 personnes sur scène : une énorme machine de guerre ! Tout un monde, tout un univers...

Laura