Au fil du loup sur la berge, près de la Ruche

Promenons-nous dans les bois, près de la Ruche. Un temps de chien de novembre.
Pendant que les loups n’y sont pas mais Pierre Desvigne -le conteur- est là.
S’ils y étaient. (C’est dans nos têtes qu’ils s’y cachent.) Ils nous mangeraient.

Nous voilà dans le noir, il est une fois…

Pierre Desvigne est seul sur scène avec un projecteur face à lui : il se jette dans la gueule du loup - il raconte son enfance – il parle de bouc émissaire - poésie - meurtre entre frères - un camp de concentration- je suis émue- cour de récréation - tu m’étrangles

les loups pour l’Homme et les loups ne se mangent pas entre eux – un mythe - des récits – une scène vide – son corps qui se transforme - j’ai vu la prise de la Bastille - j’ai entendu les discussions de comptoir - je ris - j’ai senti l’odeur de la cigarette - des mots, des gestes et des figures

Faim de loup et séduction dévorante - Et votre frère vous auriez voulu qu’il se noie ? mes souvenirs d’enfance - des personnages- des portraits et des chansons - Chère Madame, ne soyez pas farouche. Et Gilles de Rais dans cette affaire ?

Il crie AU LOUP AU LOUP ! des souvenirs- le petit chaperon rouge revisité par la grand-mère au château - un enfant noyé dans le lac - jeu d’enfant dans le jardin – dansons avec les loups - j’ai peur dans la nuit et le brouillard - son corps raconte une histoire - il se meut à pas de loup entre fiction et réalité

Et un fil conducteur : Une vie de loups

Lumière : C’est déjà fini ?

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« « À l’heure d’une crise qui nourrit les vieilles peurs,
je me suis aventuré dans la nuit avec :
un tueur en série fou amoureux,
un agneau bancal,
un troupeau de moutons effarés,
une meute redoutable,
un démon,
Hamlet,
Bruce Lee,
une jolie fille croquante,
et un loup qui hurle. » »

C’était en novembre au petit théâtre de Viarme Arrêt Place Viarme

Petites curiosités Gueule de loup

THE Place to be ? Promenons nous dans les bois…

Mathilde Chevalier