Aux frontières de la routine

Une conférence en trois parties proposée par le Théâtre Universitaire en novembre sur l’éloge de la routine.

LA ROUTINE (ROUTE- IN ou sur la route) est l’habitude mécanique, irréfléchie, et qui résulte d’une succession d’actions répétées sans cesse. Nous vivons des gestes routiniers et des pensées habituelles chaque jour. Je me lève il est 8h. Je bois un café trop chaud. Je suis un homme pressé au milieu de mes visages et mes figures. Je travaille. Et je pense déjà au lendemain. Je vis une vie ORDINAIRE qui est conforme à l’ordre établi, normal, courant ; habituel. Se lever. Boire café trop chaud. Jamais s’arrêter est la Manière ordinaire de procéder. Nous sommes donc VULGAIREs dans ce train-train de vie sans aucune élévation, qui est ordinaire. Prosaïque. Bas. Commun. Mais, il arrive que nous apercevions la remise en question.

MAIS

Ce n’est pas BANAL d’être et de se contenter sans aucune envie d’élévation. Ordinaire. Prosaïque. Bas .Commun. La première partie de la conférence l’Éloge et défense de la routine incarnée avec espièglerie et intelligence par le Grand Magasin rappelle avec humour que sans routine, il ni y a pas de spontanéité, de surprise, d’occasions- allez lire Quelque part dans L’Inachevé de V. Jankélévitch qui fait l’éloge de l’Occasion perdue mais à saisir à l’infini-. Comment savourer une grasse matinée sans la sonnerie stridente du réveil. Comment apprécier son chocolat chaud sans le café brulant. Comment s’arrêter si on est immobile tout le temps ?

LA ROUTINE (ROUTE- IN ou sur la route)  : Habitude mécanique, irréfléchie, et qui résulte d’une succession d’actions répétées sans cesse. Une mécanique de la pensée. Elle est nécessaire.

Mais

Un MIRACLE peut survenir. Il est en apposition et indique quelque chose d’ inattendu et de surprenant dans son efficacité. L’occasion n’arrive qu’une fois mais elle se répète. La routine permet de mieux vivre ce que j’ai vécu. Voici la remise en question ! Et je n’ai rien inventé. D’ailleurs voici une image de la remise en question.

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La deuxième partie du spectacle est la lecture du texte L’amour la gueule ouverte d’Alban Lefranc lu par Olivier Martinaud. Cette lecture dramatique est suivi de l’Amour existe, poème filmique que Pialat a réalisé en 1960. Le texte raconte de routine mais dans un style miraculeux ! Pas de répit dans la mécanique. Ceci n’est pas une biographie. Très difficile à suivre, il devient incompréhensible. Je me suis ennuyée. Je ne comprenais rien dans ce ton monocorde et insaisissable. Le film passé par la suite m’a épuisée me rappelant la routine de l’écran. Je ne viens pas au théâtre par habitude (et c’est peut être mieux ainsi), ou pas de cette manière en tout cas. Ceci n’est pas un film documentaire. Je suis partie avant la fin.

Et…je suis partie avant la fin du théâtre. Çà ne m‘était jamais arrivée !

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  • C’était en novembre au Théâtre Universitaire, le quotidien ponctuel des étudiants ?
  • Petites curiosités : Avez-vous vu sur Lost hightway ?
  • THE Place to be ? Le présent qui est à chaque seconde, l’instant de la routine.

Mathilde Chevalier