C’est quand qu’on y retourne ?

C’est quand qu’on va où ? transporte et balance le cœur au gré de la danse et du désir d’être vieux puis d’être deux. Une douce poésie qui donne l’envie de naître et de connaitre.

C’est quand qu’on va où ? - Onyx
un spectacle Galapiat Cirque / Sébastien Armengol
création novembre 2016
conte anecdotique, acrobatique & musical
tout public, à partir de 6 ans

Avant même que les portes s’ouvrent, c’est le cirque. Dès l’entrée on guette la bonne place pour s’y précipiter. Un fois assis, la moitié des têtes ne dépassent pas le siège. C’est un spectacle jeune public ?

Les artistes ont devant eux une audience féline et captive. Il va falloir donner envie au petit Nicolas assis à côté de le rester car son père perd déjà patience et moi avec.
Finalement, les lumières s’éteignent et commence une douce histoire : celle de trois êtres partis pour vivre une aventure qu’ils n’oublieront pas.

Ils naissent avec vous dans des tourments qui les dépassent. On les prend tous entiers. Dans leurs gestes et leurs absences, un manque certain qui les tient au monde. Une voix d’enfant nous rappelle l’innocence et l’ailleurs, la route et l’amour.

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Photo : Philippe Cibille

Le plateau change. C’est fluide, percutant et stellaire. L’audience est sous le charme. Nicolas aussi. Lui et son père rient ensemble à la vie qui défile sans même voir que bientôt c’est la nuit. Quand on pense à la vie, l’on imagine inévitablement la fin. Mais jamais le mot n’est dit. Il ne s’agit pas d’une convenance. Voyez comme il y a mieux à faire. On plonge dans la danse, le cirque et le désir. Au son d’une musique électrique et éclectique, le texte nous définit et le jeu nous poursuit jusque sous la peau. On voudrait tout écrire et les retenir.

C’est quand qu’on va où ? donne à voir une poésie du quotidien oubliée au profit du rien. On se ferait presque la promesse de ne plus jamais y succomber.

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Photo : Philippe Cibille

Et voilà que c’est le noir et la lueur du début qui revient. Un silence et la salle prend vie à son tour. Nicolas a mal aux mains à force d’applaudir. Son père lui sourit et sur ses lèvres, je peux lire : Ne t’en fais pas. Tu seras grand demain.

Nous sommes les enfants du cirque. Les pieds en l’air et le cœur qui balance.

Mathilde C.