Cartoon en folie

Cartoon Frénésie Trio est un ciné-concert captivant, pour les petits mais pas seulement ! Rien n’a vieilli dans le cartoon, on s’en rend compte au son des rires des enfants !

En me rendant au spectacle, ce soir, je pense surtout faire plaisir à ma filleule. Du haut de ses 7 ans, Louise entre les yeux plein d’étoiles dans le hall du théâtre, salle Vasse. Ce soir on est « entre grandes » et on se laisse porter par l’inconnu. Nous découvrons ensemble le programme : ciné-concert. Ça tombe bien, me dit-elle : « J’aime le cinéma et les concerts, donc pas de problème ».

Le théâtre est grand et beau. À peine installées, les comédiens font une entrée 100 % cartoon, nous plongeant immédiatement dans l’atmosphère hollywoodienne des années 1930 ! Nous comprenons bientôt que nous avons devant nous trois musiciens hors pair, jonglant entre le piano, la flûte traversière, le saxophone, la clarinette, la batterie et le xylophone ! Nous avons alors le plaisir de regarder 7 cartoons de Tex Avery, Bob Clampett, Chuck Jones et Dave Fleischer, projetés sur la scène au-dessus des artistes. Mais aucune bande son ce soir : toute la musique et les voix sont créées en direct par les artistes sous nos yeux ébahis.

Les éclats de rire fusent de toute part dans le public. Alors qu’une fratrie de pingouins enchaînent les bêtises, la comédienne imite aussi bien les voix des 4 petits que celle de leur mère qui tente de recadrer tout ça. Elle agite soudainement des gants en latex devant son micro : pas de panique, ce n’est pas l’heure de la vaisselle, mais un parfait bruitage de leurs ailes qui s’agitent ! Ce n’est qu’un des nombreux objets insolites qui retranscriront parfaitement l’action à l’écran !

Entre deux cartoons, les artistes en profitent pour nous révéler (avec beaucoup d’humour) les dessous de la création des studios hollywoodiens. On apprend ce qu’est un anthropomorphisme, et pourquoi ça nous fait tellement rire. On comprend aussi que les musiciens s’accordent parfaitement avec le rythme des pas des personnages ou leurs émotions grâce au « Tic », le tempo qui leur est donné dans leur oreillette (et autrefois, par un combiné) !

Au bout d’une heure et quart, le dernier cartoon s’achève et Louise échappe un « déjà fini ? » : elle en voudrait encore ! Je ne me suis pas ennuyée une seconde et je vois bien que les adultes autour de moi en ont (au moins) autant profité que leurs petites têtes blondes. Les artistes nous invitent à les rejoindre à la sortie du théâtre : ils veulent encore échanger, et nous aussi.

Charlotte B