Ce n’est pas un concert !

On s’installe dans la salle Vasse comme on s’installerait dans le salon d’un couple d’amis, accueillis chaleureusement. La programmatrice présente en quelques mots le spectacle, mais je n’ai toujours pas idée de ce que ça va réellement être. Le comédien principal est déjà sur le plateau. Il commence son introduction, comme s’il allait nous présenter un concert ou un spectacle de stand up.

La fascination comme fil conducteur

S’en suit un spectacle hybride, mélangeant musique live, dialogues, poésie, danses effrénés, rires. Avec pour fil conducteur, la fascination des deux comédiens (Maxime Kerzanet a rapidement été rejoint par Léopoldine Hummel) pour Georges Manset, pour sa musique, ses textes, mais aussi pour le mystère qu’il laisse planer autour de son personnage. Le spectacle parle de leur envie de lui rendre hommage, de leur rêve qu’il vienne les rencontrer. Mais il parle aussi du spectacle lui-même, de sa genèse et de son évolution, comme s’il se réinventait à chaque fois.
Parfois on ne sait plus s’ils jouent ou s’ils improvisent, s’ils sont eux mêmes ou s’ils sont l’incarnation de Georges Manset (ils réinterprètent une vraie interview). Le 4ème mur est clairement remis en question pendant tout le spectacle.

Ce n’est pas un concert !

Ça y ressemble un peu, mais finalement non. C’est un réel spectacle théâtral dans lequel la musique live est très bien intégrée. Tout cela m’a paru un peu déroutant au début, mais je m’y suis rapidement faite. Comme je ne m’attendais à rien de particulier, c’était plus facile pour moi de me laisser aller.
Au final, c’est assez drôle et très touchant. Il y a de vrais moments de poésie. On sent la profonde admiration et l’affection des deux comédiens / chanteurs / musiciens pour cet artiste et son oeuvre. Ils sont tous les deux très à l’aise sur scène, comme s’ils étaient juste entre eux, ou comme si on était entre amis.
Bref, contre toute attente, ce fut un bon moment !