Centaures : une pure et dure réalité

Olivier Santraine, seul comédien sur scène, auteur et metteur en scène, nous a proposé son spectacle « Centaures » au théâtre du Cyclope le vendredi 24 mars.

Intriguée par le titre, je m’imagine déjà m’évader dans un conte mythologique. Et bien non ! C’est bien plus que ça !

« Centaure » montre une réalité de notre humanité et il en devient un conte philosophique sur notre société mais aussi sur ce que l’homme décide d’être.

La mise en scène et la scénographie restent simples et sobres, telle que peut être la vie. Deux chaises, dont l’une représente l’absence d’un des personnages, une table et quelques jeux de lumière. C’est minimaliste et pure, ce qui met en valeur un texte dur et profond.

Olivier Santraine incarne un personnage perdu entre sa bestialité et son humanité. Il erre entre deux mondes. Le cynisme et la légèreté du personnage sont touchants. Les silences deviennent lourd de sens et révèle la gravité du propos dit, parfois avec sourire.

Le personnage du centaure est une noirceur de notre humanité. Il reflète notre côté bestial, il représente ce qu’il y a de plus haineux chez l’homme : la violence, l’intolérance, la brutalité, la sauvagerie… Ce texte amène de l’espoir car « c’est l’humanité qui finit par tuer les centaures ». Ce sont les émotions, la joie, l’attachement, les sentiments amoureux qui anéantissent cette brutalité.
Mais il ne faut pas oublier que cette noirceur laisse des traces en chacun de nous et nous devons vivre avec, reste à savoir ce que l’on en fait… !

Merci !

Raphaëlle