Chant de la Nuit : quand la musique parle

Mardi 29 avril avez-vous entendu « Le Chant de la Nuit » ? Si vous flâniez du côté du quartier de la Madeleine, peut-être avez-vous entendu une mélodie provenant de La Cité. Ce soir-là se déroulait, en effet, un concert de l’Orchestre National des Pays-de-la-Loire (ONPL) en deux parties : Watt, concerto pour trombone composé par Pascal Dusapin, suivi de la 7ème symphonie de Gustave Mahler.

Premier concert de musique classique pour ma part. Je suis un peu intimidée en entrant dans la salle. Je suis accompagnée d’une amie, habituée à fréquenter ce genre de concert depuis sa plus tendre enfance. Nous sommes installées à droite de la scène, ni trop près, ni trop loin. En me retournant, je note que la salle est comble. Un gage de qualité ? La suite de la soirée me le confirmera.

Watt ou la chansonnette devenue grande

Les musiciens s’accordent. Un homme monte sur scène. Silence. C’est Pascal Dusapin, venu présenter sa composition, fière de figuré parmi les compositeurs « vivants ». L’assemblée sourit. Watt c’est quoi ? C’est une pièce écrite il y a 20 ans et née d’une chansonnette de fillette. Mais Watt, c’est aussi l’électricité, l’énergie et un curieux personnage de l’écrivain irlandais Samuel Beckett. Le premier violon donne le la, le chef d’orchestre fait son entrée : place à la musique !

Watt : la musique qui raconte

Difficile, quand on n’est pas soi-même musicien, de parler d’une musique. Ce que j’ai vu c’est un orchestre, dirigé par la baguette de Pascal Rophé, qui met toute son énergie et son âme pour nous raconter une histoire. J’ai vu un ensemble de musiciens jouer à l’unisson, des vagues d’archets déferler sur la salle et un trombone mener ce bel équipage avec engouement. Je me suis imaginée la mélodie d’enfant, interprétée par le picolo, devenir grande en évoluant dans un monde parfois hostile où s’entremêlent des sentiments contradictoires. À l’écoute de cette histoire, j’ai été impressionnée, intriguée et émue à la fois. Un joli concentré d’émotions pour débuter la soirée !

Entracte. On se détend les jambes. Les musiciens changent de place. Des nouveaux arrivent.

Confrontation avec mon manque de culture classique

Cette fois, nous n’avons pas eu la chance d’accueillir Gustave Mahler sur scène. Ce compositeur ne faisant plus partie des vivants depuis 1911. On ne change pas les bonnes habitudes : le premier violon donne le la, le chef d’orchestre remonte sur son estrade et la soirée reprend son cour.

Amateurs de musique classique, peut-être serez-vous déçus par ma critique. Cependant, j’ai été moins interpelée par la deuxième partie de soirée. Sûrement que mon ignorance en matière musicale y est pour quelque chose. Je fais le choix d’être honnête avec vous amis lecteurs. Je me trouve dans l’incapacité de faire une critique constructive. Je ne me suis pas ennuyée. Je n’ai pas non plus détesté. Je n’ai seulement pas été assez sensible à celle-ci pour rester concentrée sur elle pendant 80 minutes. Alors j’ai observé les musiciens, le chez d’orchestre, les instruments de musique et les spectateurs. Puis, j’ai dessiné, la symphonie en musique de fond. Cela reste un moment agréable.

Pour conclure, j’ai passé une excellente soirée. Je suis contente de cette expérience musicale et artistique. Je suis aussi soulagée d’avoir réussi à écrire cet article. Je pense que je ne m’arrêterai pas à ce concert et que je poursuivrai ma découverte. Si comme moi vous n’êtes pas connaisseurs : tenter l’expérience ONPL !

Marion F.

A vos agendas !!