Chaud !...Moh ! Kouyaté à la Bouche d’Air

Chaleur enveloppante et éclairage tamisé : une ambiance chaude de soir d’été règne à la Bouche d’Air, jeudi 14 décembre.
Pantalon à motifs africains, chemise orange, veste et chapeau, Moh ! Kouyaté plante le décor avec style.

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Le chanteur et guitariste guinéen se produit à Nantes dans le cadre des «  Éclats francophones ». Ce projet, issu de l’association entre la Cité et la Bouche d’Air, est animé par le désir d’expérimenter la diversité de la musique et de la chanson francophones.

Accompagné de deux guitaristes et un batteur, le descendant d’une famille de djelis (griots) chante en soussou, en malinké, en diakhanké et en français, langues issues de la culture foisonnante de sa ville natale, Conakry.
Les Kouyaté sont les descendants d’une des plus anciennes lignées de griots. En Afrique de l’ouest, les griots sont les garants de la tradition orale et de la cohésion sociale. Dans cette veine, Moh ! Kouyaté a à cœur de transmettre des messages positifs au travers de ses chansons.

Installé en France depuis dix ans, il partage sa chance de beaucoup voyager et de se nourrir de ces voyages. Son héritage culturel s’est ainsi enrichi d’influences européennes et américaines : Jimi Hendrix, Carlos Santana… En résulte un blues-rock mandingue aux sonorités uniques et vibrantes.
L’artiste fait découvrir les chansons de son nouvel album autoproduit Fé Toki (« Manière de voir » en soussou). Les chansons s’enchaînent en douceur au fil de sa voix claire.

Sa musique aux multiples colorations fait voyager dans des endroits aussi bien familiers que merveilleux. Les guitares électriques s’enflamment et le public installé confortablement dans les fauteuils rouges remue et se déhanche instinctivement.

Il prêche des valeurs humanistes : « Il est important de partager. Le partage n’était pas équitable au départ. Le gens qui se déplacent veulent participer au développement des nations. Vive le métissage, vive la vie ensemble ! »

Ce citoyen du monde comme il se définit lui-même invite le public à danser, à participer en battant le rythme des mains. Les allées se remplissent et trois danseurs improvisés montent sur scène. Les guitares sont plus volubiles que jamais, l’air électrisé.

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L’enchanteur qui a fait tomber la veste humorise avant une ultime chanson de rappel : « On m’a dit que dans le nord il faisait froid, mais là, il fait bien chaud ! »

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