Cherchez pas le titre, c’est (Thierry) Marquet dessus !

Ce 27 février à la Compagnie Café-Théâtre, je suis allée voir le one man show « Cherchez pas le titre c’est marquet dessus », de l’humoriste Thierry Marquet. Et comme à la Cie Café-Théâtre, on encourage et soutient les nouvelles graines d’humoriste, les premières parties de spectacles leur sont souvent dédiées. Cette fois-ci, il s’agissait de Romuald Maufras, prix du public et du jury à la finale « Scène ouverte » de la Cie Café-Théâtre en 2012.

Le regard qui tue

Lorsque Thierry Marquet arrive sur scène, il impose déjà par sa stature et l’assurance de son regard qui dévisage la salle. On se retrouve nez à nez avec un bonhomme immense (mais chauve), habillé en flic, se contentant de garder le silence. Il toise le public de son regard sombre qui se veut volontairement déstabilisant, un regard qui m’aurait presque fait peur si je ne l’avais croisé, quelques minutes plus tôt, en train de blaguer aux toilettes en compagnie des spectateurs. Il est en effet très facile d’engager la conversation avec Thierry Marquet et cela se ressent tout au long de son spectacle durant lequel il interpelle beaucoup le public, créant ainsi de la complicité.

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Un rythme bien orchestré

Alternant postillons et élocutions presque Desprogienne, Thierry Marquet fait partie des artistes qui savent donner du rythme à leur spectacle et ainsi tenir toute une salle en haleine pendant plus d’une heure et demi. L’ennui n’a qu’à rester à la porte ! L’humoriste enchaine en effet plusieurs personnages dont il force le trait avec brio grâce à sa panoplie de mimiques hilarantes comme par exemple lorsqu’il mime une scène entre une mamie et un jeune de banlieue. Il est aussi capable de nous surprendre en blaguant sur la politique, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Un rappel surprise

Non content de recevoir de nombreux applaudissements (amplement mérités), il décide d’en remettre une couche en descendant carrément au milieu du public pour clore son spectacle sur quelques blagues piquantes. Puis, il nous offre un dernier petit cadeau en la personne d’Anne Roumanoff, invitée surprise qui nous gratifie d’un de ses nouveaux sketchs juste pour le plaisir.

A la fin du spectacle, je repars avec une bonne dose d’humour en tête qui aura eu le mérite de me faire passer une excellente soirée. Venue découvrir un inconnu, je suis repartie fan d’un humoriste qui gagnerait à être plus connu.

Séverine