Chronique de la « Rêverie mozartienne » à l’ONPL (Orchestre National des Pays de la Loire)

Jeudi 5 juin, il est 19h30 le soleil brille, je rejoins à pied la Cité des Congrès pour assister au concert de musique classique dédié à Mozart. Une fois installée dans la salle, une voix annonce un petit changement de programme, le Divertimento en ré majeur pour orchestre à cordes et deux cors K.334 dans un premier temps et le Concerto pour piano n. 24 après l’entracte. Avant le début du concert les musiciens s’échauffent, la salle est pleine, les places sont excellentes. A 20h 45 environ, les portes se ferment, le premier violon arrive sur scène, applaudissements, le chef d’orchestre fait son entrée en scène, encore applaudissements. Tout se déroule comme d’habitude selon les codes conventionnels.

Rêverie mozartienne : un voyage magique !

Le Divertimento est composé de quatre mouvements : Allegro, Andante, Menuetto, Rondo allegro. Jean Jaques Kantorow dirige cette composition caractérisée par une forte présence du violon qui dialogue harmonieusement avec l’orchestre. L’Allegro commence, une mélodie légère, faite d’aller-retour, monte et descend doucement. Après suit l’Andante, plus grave et mélancolique, le violon insiste sur un refrain lent, plein de tension qui s’adoucit au fur et à mesure. Ensuite, avec le Menuetto une atmosphère de fête s’empare de nous, mon esprit voyage dans le temps. Enfin, les notes du Rondo allegro renouvellent la légèreté berçante qui fait danser et rêver à la fois. Les flutes prédominent dans cette composition, mon imagination flâne dans une ambiance décidément magique.

Concerto pour piano n. 24 : l’esprit s’ouvre aux états d’âmes !

Après l’entracte la deuxième partie du concert commence. La composition est divisée en trois parties : Allegro, Larghetto, Allegretto.
Le premier violon revient sur scène, donne la note de l’Allegro, Jean-Jaques Kantorow dessine avec sa baguette cercles et spirales, l’orchestre le suit, d’abord tout bas, lentement, ensuite plus fort, forcenée. Les flûtes et le percussions créent une ambiance de tension calme, une sorte de vague musicale frénétique, morcelée et lente traverse la salle. Les doigts du pianiste italien, Benedetto Lupo, glissent sur le clavier et nous bercent avec son mélodieux solo piano sur le quel le morceau se termine.
Le Larghetto délicat et léger est introduit par les notes suaves du piano qui dialogue avec les violons, les flûtes, les clarinettes, les trompette et les hauts bois. L’orchestre et le piano communiquent dans un crescendo harmonieux. L’ambiance musicale élégante et raffinée évoque des états d’âme mélancoliques et mystérieux.
L’Allegretto différemment du Larghetto est introduit par l’orchestre sur un air entrainant et énergique des violons, des violas et de la contrebasse auxquels s’ajoutent discrètement flûtes, clarinettes, hauts bois… La partition du pianiste répond à cette introduction avec une mélodie rapide, légère, insaisissable. Les violons enflamment l’atmosphère, le piano fait le médiateur et les cuivres calment l’atmosphère de cette œuvre (considérée déjà romantique) un peu obscure parfois tragique qui touche nos esprit et mets à l’épreuve l’explosion de nos états d’âme.

Manuela Biclungo