Ciné-concert, Ciné-d’enfer

Mercredi 14 mars, le film « Metropolis » passait en ciné-concert à l’auditorium de Nantes. Ce bijou cinématographique était accompagné par la musique de Martin Matalon. Elle fut composée pour la version restaurée du film en 1995.

L’auditorium se prêtait tout à fait à l’accueil de la combinaison de ces deux œuvres.

L’orchestre permet d’apprécier davantage le travail cinématographique de Fritz Lang. L’association de la musique à l’image donne un certain rythme au film, elle casse en quelque sorte la monotonie des productions muettes. Le concert illustre et remplace la parole, ce qui rend le film plus compréhensible. Les moments de tensions, d’intrigue et de joie sont davantage perceptibles, même s’il me semble qu’il faut le regarder au moins plus d’une fois pour en comprendre toutes ses subtilités.

Le sujet est perceptible dès les premières minutes. Ce film présente l’opposition entre deux mondes, les prolétaires associés au monde du dessous et les « capitalistes » associés au monde du dessus. Les guillemets son nécessaires, car dans ce film ceux qui ont le pouvoir, à savoir les « capitalistes », sont présentés sous leurs aspects négatifs. C’est une stigmatisation de la société avec une vision pessimiste de la classe aisée exploitant la classe inférieure.
Un élément va perturber ce fonctionnement et changer la donne. C’est la rencontre entre le fils du grand manitou de Metropolis et Maria, une femme de l’autre monde. Le jeune homme, commence à remettre en questions la dureté de la vie en usine et va vouloir changer de vie… L’histoire ne s’arrête pas là, elle est pleine de rebondissements assez inattendus et des fois complexes à décrypter pour un public non cinéphile.

En définitive, cette production est une satire de la société réalisée en Allemagne pendant l’entre-deux-guerres. Le contexte historique est donc un aspect essentiel de ce film pour le comprendre.
Cette œuvre est à découvrir par tous, mais attention, pour pouvoir l’apprécier au mieux, il peut être intéressant de se renseigner avant la représentation sur son histoire assez rocambolesque.

Méline