Citizen aux bras d’or (Les Folles Journées au Cinématographe)

En janvier, le Cinématographe proposait une superbe sélection de films dans le cadre des Folles Journées. Aimant découvrir de vieux films, j’en ai choisi deux : L’homme aux bras d’or & Citizen Kane.

Nous pouvons retenir plusieurs points communs à ces deux films. Tout d’abord, ce sont tous deux de « vieux films » pour notre génération (respectivement sortis en 1955 et 1941) et sont en noir et blanc. Ensuite, ils mettent en scène des acteurs de génie. En effet, Frank Sinatra joue ce fameux homme aux bras d’or et dans le second film, Orson Welles tient le premier rôle en tant que Charles Foster Kane.

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Plus spécifiquement, L’homme aux bras d’or (n’ayant au passage aucun rapport avec Edward aux mains d’argent) est un « film de mafia », si l’on peut dire : drogue, argent, meurtre… Je ne suis pas de nature très friande de ce genre de films, pourtant celui-ci m’a complètement conquise. Il m’a transportée à travers divers sentiments : de la pitié pour ce toxicomane qui n’arrive pas à décrocher du milieu de la drogue, à l’aversion profonde contre sa femme, qui prétend être paraplégique pour qu’il ne l’a quitte pas. L’histoire est très touchante et nous amène à réfléchir sur l’évolution de notre société en plus d’un demi siècle, qui ne semble pas avoir réellement avancé.

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Du coté de Citizen Kane, même enthousiasme de ma part. Considéré par l’American Film Institute comme le meilleur film de tous les temps, celui-ci enquête sur la vie d’un magnat de la presse, qui a prononcé « Rosebud » dans son dernier souffle. La question est, vous l’aurez comprise, de trouver ce qui correspond à ce mot : une personne, un objet … ? La réponse, nous l’obtenons à la toute fin, avec toutes les réflexions qui l’accompagnent. Pour moi, elle signifie, pour les parents, qu’il vaut mieux chérir et aimer leurs enfants, plutôt que de leur préparer un bel et riche avenir sans amour. (Cette interprétation est évidemment purement personnelle).

Mon engouement devant ces films m’amène à recommander une fois de plus le Cinématographe, qui m’a fait découvrir de réels chefs d’œuvres. De plus, le coté intimiste de cette salle m’a permis d’apprendre à venir au cinéma seule (et en plus d’apprendre à aimer ça !). Ainsi, si par ces temps de tempête, il vous est impossible de faire autre chose, vous ne perdrez pas votre temps à venir découvrir de vieux films au Cinématographe !

Corinne