Conjuring 5 : Frères sorcières

La semaine dernière, il s’est passé des choses paranormales sur la scène du Lieu Unique : un immortel se glissait d’un corps à un autre pour traverser les siècles...
(Les époux Warren ne devaient sûrement pas être loin).

Les premières tirades de la pièce de Joris Mathieu démarrent à peine que je sens une violente lésion se créer au niveau de mon cortex auditif. Ô mon dieu, je ne comprends rien au texte de Volodine !? (Antoine Volodine est l’auteur. Ce pseudo russe a eu l’audace d’écrire une-seule-phrase de… 80 pages).

En fait, c’est exactement comme lorsque l’on ne comprend que quelques mots des Minions. Sauf que les comédiens ne sont pas du tout, mais alors pas du tout mignons.

Pendant près d’1h50 nous voyons passer à l’horizontal un démon japonais, des marionnettes macabres, un gros docteur dépressif ou encore un bidet/train fantôme. UN CAUCHEMAR ! Apparemment on change même parfois d’époque ! Un vrai cauchemar qui n’a ni queue, ni tête, ni chapeau, ni braguette.

Je semble pourtant semi hypnotisée par ces tableaux au ra……….len………….ti
(pendant que d’autres somnolent à coté… mais j’imagine qu’ils sont eux mêmes bercés, ou dérangés, par ce mauvais rêve).

Finalement, le subterfuge du metteur en scène fonctionnerait-il ? Grâce à de gros moyens techniques, des enceintes 3000, des micros HF, des costumes et du maquillage invendus de chez Tim Burton, il a réussi à nous hanter. Et sans même donner un véritable sens à la pièce. De mon point de vue.

Camille Heebie,
est traumatisée.