Courts métrages du festival du film espagnol

C’est dans le prestigieux Opéra de Graslin que se déroule la soirée dédiée aux courts métrages espagnols. Cette projection s’inscrit dans le Festival du film espagnol, événement annuel organisé par le cinéma Le Katorza et l’association Univerciné.

Au programme les courts suivants :
Bailaora de Rubin Stein // Cerdita de Carlota Pereda // Un cuento familiar de José Corral // Kafenio Kastello de Miguel Ángel Jiménez // Soy una tumba de Khris Cembe // Sushi de Roberto Martín // Tahrib de Gerard Vidal

Au niveau des types de réalisations il y a de la diversité : un court métrage d’animation, un autre qui alterne film et animation, un presque documentaire, un tragi-comique, un en noir et blanc, un huis clos.

Je ne suis pas experte en courts métrages espagnols mais ma première constatation en regardant la bande annonce est de me dire que la sélection comporte majoritairement des réalisateurs hommes. Où sont les femmes ? Pas vraiment de diversité de côté-là.

De plus Cerdita (réalisé par une femme) est de loin mon court métrage préféré, un style de comédie horrifique, le seul qui intègre de l’humour. En effet tout au long de la séance j’ai eu l’impression de subir ces courts métrages, tous sont marqués par leur noirceur, des personnages qui incarnent le mal. Est-ce dû au climat social actuel en Espagne, marqué par les migrants notamment ? Je ne sais pas mais un peu plus de légèreté ne ferait pas de mal pour l’année prochaine.

A la sortie le public était invité à voter pour son court préféré, le gagnant est Un cuento familiar de José Corral qui met en mouvement une famille dans laquelle les parents ne s’entendent plus et se disputent devant leurs enfants. Le choix de partir dans un monde de princes et de princesses aide à faire passer des messages. Bravo à lui !

Alice