De l’Auvergne à la Gascogne pour aller en Italie

Petit récit de ma première participation au festival Eurofonik pour les concerts d’Aronde et de Rachele Andrioli et Rocco Nigro le 3 mars au Nouveau Pavillon.

Ça fait plaisir de retrouver la salle du Nouveau Pavillon. L’accueil y est toujours très chaleureux et la programmation nous fait voyager. Cette fois, je ne savais pas du tout ce que j’allais entendre. Le premier concert était celui d’Aronde. Le groupe réunit une violoniste et une violoncelliste auvergnates et deux percussionnistes (dont l’un joue également de la contrebasse) gascons.

Aronde nous a fait découvrir un mélange tout à fait surprenant de chants occitans avec des sonorités mélangées de percussions et d’instruments à cordes. Les percussions étaient représentées par une shruti-box et un boha, instruments que je ne connaissais absolument pas. Ce mariage de sonorité m’a ramené par intermittence tantôt dans un folklore local tantôt dans des sonorités complètement nouvelles. Même si je n’ai pas été transporté pendant l’écoute, j’ai apprécié la recherche du groupe de mêler la tradition à la nouveauté. De plus, ils étaient particulièrement chaleureux avec le public et généreux pour partager leur culture.

Le second groupe composé de Rachele Andrioli et Rocco Nigro nous a joué des airs traditionnels d’Italie. Lui était à l’accordéon et elle au chant et au tambourin. Le duo fonctionne parfaitement et on sent une réelle complicité les rapprocher. En toute simplicité, le duo a partagé le folklore italien le tout porté par une belle maîtrise de l’accordéon de Rocco Nigro et la voix magnifique de Rachele Andrioli. Il suffisait de fermer les yeux pour être transporté dans une fête de village dans les Pouilles. Le chant, parfois retenu sur un fil et parfois d’une puissance impressionnante ne pouvait que nous emporter et donner l’envie d’aller danser.

Ce fut donc une soirée sous le signe de la générosité et du partage des deux groupes qui ont fait connaître leur passion de la musique traditionnelle tout en sachant la revisiter et l’adapter. J’ai retrouvé tous les ingrédients que j’aime au Nouveau Pavillon : voyager par la musique, découvrir de nouvelles sonorités et mettre en commun de la musique accessible à tous.

Fabien