Du cirque, de la poésie et un tourbillon d’émotions

Grande – fait partie de ces spectacles inqualifiables. De ces spectacles où, le lendemain, quand des gens demandent « alors, c’est quoi comme genre ? », répondre est impossible. Durant deux heures les deux artistes, sur scène, emmènent le spectateur hors du temps, pour s’engouffrer ensemble dans le tourbillon de la vie.

« Revue 6. Le spectacle commence dans 3 minutes », scande une voix robot, qui rythmera tout le spectacle. Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons entrent en scène, s’échauffent, courent, s’affairent dans l’immense bazar qu’est le décor de la scène. Le public est perplexe. Pourtant, peu à peu, les scènes s’articulent, le burlesque s’affirme, et les visages se dérident, pour laisser place à de francs éclats de rire.

« Revue 4. Le spectacle reprend dans 2 minutes ». Autre scène, autre ton, les artistes deviennent musiciens, et leur musique électronique emporte le spectateur dans une autre dimension. La bande-son donne un rythme incroyable, et Tsirihaka Harrivel et Vimala Pons, tantôt clowns, tantôt voltigeurs, virevoltent sur scène en faisant passer le spectateur par toutes les émotions.

« Revue 1. ». La scène finale lie les deux artistes dans une valse revisitée. Les gags s’enchaînent, le public est conquis, rit à cœur joie. Mais surtout, le public est touché : Grande -, c’est de la poésie à l’état pur. Du cirque pour raconter une histoire, une blague pour faire passer une émotion. Toutes les étapes de la vie y passent, pour raconter l’amour, la haine, la culpabilité et la joie. Jubilatoire !

Liza