Du cirque, mais pas que.

Une balade poétique avec le Galapiat Cirque, à la salle Capellia.

Bon, on y va ? D’accord. Non. Oui ! Peut-être. Mais déjà, quelle est la destination ? Du cirque contemporain ? D’accord. Des prouesses acrobatiques à vous couper le souffle ? Non. De l’émotion à haute dose ? Oui ! Ou peut-être que « C’est quand qu’on va où !? », c’est en fait un peu tout cela à la fois…

Porté par le Galapiat Cirque, « C’est quand qu’on va où !? » nous raconte l’histoire de quatre galopins. Quatre enfants de la balle qui ont compris qu’elle resterait dans leur camp, à condition de suivre la vie de bohème.

Ça tombe bien, ils sont nés sur un trapèze. Ou un cerceau dans les mains. Ou dans du tissu aérien. Cette introduction donne au spectateur le ton du spectacle qui va suivre : un mélange poétique, reposant sur différentes techniques circassiennes permettant de questionner ce qu’est grandir dans un cirque. Puis d’y passer sa vie, jusqu’à s’y éteindre…

Car ce spectacle ne porte pas seulement sur l’enfance dans un chapiteau. Effectivement c’est un partie plus propice à certaines situations clownesques, mais à l’instar de ses personnages, le propos de « C’est quand qu’on va où !? » gagne en maturité minutes après minutes. Il se révèle être une mise en scène de la vie et ses moments importants, et pas seulement de la vie dans un cirque. En effet, il me semble que la réussite de ce spectacle, c’est sa capacité à toucher chacun, petit, grands, et « très grands ». Il est ainsi possible pour tous de s’identifier à au moins une de ces tranches de vie, découpées puis réagencées minutieusement dans cet espace hors du temps.

La scénographie est à la fois simple et créative, grâce à l’utilisation multi-fonctionnelle de certains éléments et la variété de ces derniers. L’un d’entre eux permet alors de passer des ombres chinoises à la vidéo, tout en étant en même temps une métaphore de l’histoire se déroulant sous nos yeux… De façon générale, le sentiment enfantin se dégageant de la scène est notamment accentuée par des voix d’enfants, dont les commentaires ponctuent l’histoire et nous ramènent quelques années en arrière…

Lorsqu’on voyait le monde avec des autres yeux. Plus simples. Les yeux. Pas le monde. Mais aussi plus excitant. Le monde. Pas les yeux. On y retourne ? Mais c’est quand qu’on va où !?

David