Du pareil au même

Nous arrivons dans la grande salle du LU. En face de la scène remplie d’instruments, de micros et d’une grande toile blanche située au fond de la scène. Nous attendons. Un message s’affiche, le spectacle aura quelques minutes de retard. Voulu ou non ?

Les lumières s’éteignent, 8 personnes s’installent et dansent. Des pas répétés avec un rythme toujours gardé. Puis, les danseurs s’arrêtent, se parlent, se critiquent, recommencent à danser. Certains composent avec les instruments. Divers tableaux s’enchaînent, se mêlent, pour offrir des moments visuelles forts, beaux, humoristiques.

Un 9e danseur arrive sur scène. Il est en retard. Nous ne savons pas les raisons, seulement, il lui est arrivé "un truc".
La danse reprend de plus belle, telle une répétition avant l’entrée en scène. Des images absurdes se poursuivent et d’un coup l’esprit du spectateur se laisse happer par des illusions optiques. L’impression de se retrouver dans un mauvais rêve, les scènes se pourchassent comme l’infini. Le nom du spectacle résonne dans ma tête : "même". Le même moment, le même mouvement, les mêmes paroles. Cette impression de déjà-vu est fortement réussie grâce aux danseurs qui expriment avec une extrême dextérité le terme "même".

Le plaisir ressenti par les artistes sur scène apporte au spectacle un dynamisme et une plus-value supplémentaire. Nous nous laissons transporter dans ce tourbillon de joie, de mouvements, d’illusions malgré des lenteurs à la fin, peut-être dû à un excès de répétition ?
J’applaudis la performance des interprètes et le travail effectué. Pierre Rigal aura prouvé sa capacité à être multipiste et à vivre pleinement le spectacle vivant.

Violette