Edgar le cœur dans les talons : une pièce autobiographique

Conter sa vie sur scène, c’est ce que propose Edgar au Théatre de Poche Graslin. Un petit garçon issu d’un milieu ouvrier qui se passionne pour la danse cela fait désordre. « La danse ce n’est pas pour les garçons ! Les collants et les tutus c’est pour les filles ! » Tels sont les préjugés auxquels Edgar 10 ans est confronté.

Seul sur scène, il incarne à tour de rôle son père, sa mère, son prof de danse, lui-même enfant puis adolescent et enfin adulte. Via une mise en scène rythmée, qui alterne musique, scènes dansées et scènes parlées, nous traversons la vie d’Edgar dont la passion est la danse. Et pas n’importe quelle danse, la « pire », la plus « féminine » : la danse classique. Sous ce prisme, il retrace sa vie de manière humoristique et aborde également les préjugés subit « la danse ce n’est pas pour les garçons », « s’il danse il est forcément gay ». Il est bridé par son père, chahuté par ses camarades d’école,… mais ne lâche pas son objectif, être danseur.

Edgar via une mise en scène rythmée, qui alterne scènes dansées et scènes parlées nous fait découvrir sa vie de l’enfance à la paternité. Un bon moment de détente malgré quelques longueurs et un manque de fluidité entre certaines scènes qui fait que l’on passe un bon moment sans être complètement emporté par cette représentation.

Trois scènes dans le spectacle m’ont particulièrement plu : le passage rappé qui est vraiment admirable, où la rythmique et le texte sont vraiment bien ficelés ; l’imitation du prof de danse au fort accent des pays de l’est et enfin Edgar dans la peau de Patrick Swayze dans Dirty Dancing, cela fait toujours son petit effet !

Caroline