Entre ciel et terre avec l’ONPL

Il est 20h lorsque je me dirige vers la Cité des Congrès accompagnée d’une amie. Ce soir, nous allons assister à une représentation de musique classique. J’aime ce style musical mais je dois bien admettre que je me donne rarement l’opportunité de découvrir des prestations en live.
Ce n’est que le début de semaine et pourtant je suis assez fatiguée. Ainsi, je redoute un peu la musique douce qui a généralement tendance à me bercer plutôt que me garder éveillée.

Dès lors que nous avons récupéré nos places, nous partons en direction de la corbeille impaire. J’aime l’ambiance que dégage ce lieu. Autour de nous, un bon nombre de personnes se sont mises sur leur 31 et je ressens une forme de privilège de pouvoir assister au spectacle de ce soir.

Nocturnes, triptyque symphonique avec choeur de femmes
Les premières notes s’échappent et me font voyager tranquillement. Je regarde avec attention l’orchestre. Je suis une enquêtrice à la recherche du son émis par chacun des instruments. Je reste bouche bée devant le travail du chef d’orchestre. Je comprends son rôle mais tous ses mouvements sont issus d’une langue inconnue. J’essaye de comprendre mais en vain. Pourtant, il est bel et bien un élément clé dans la cohésion de l’orchestre et du choeur.
De brèves pauses entre chaque scène font varier la cadence musicale. Elle est tantôt lente tantôt rythmée.

Shéhérazade
C’est le moment pour la soprano d’entrer en scène. La première scène est nonchalante. Ce qui me frappe c’est que je comprends les paroles chantées. Je suis davantage habituée au chant lyrique où les mots ne sont pas complètement articulés. Sa voix est impressionnante et pleine de puissance. Je suis captivée par son talent. J’ai le sentiment de voyager en Asie avec les différents morceaux et je souris à chaque instant de blanc qui donne l’opportunité aux gens d’enfin oser tousser.

Je profite ensuite de la pause pour échanger avec mon amie et avoir ses ressentis. Les changements de cadence lui semble parfois trop fréquents. Cela dit, elle trouve que la musique est très agréable à écouter. Elle me fait également part de son imagination qui est stimulée par ce concert. Étant amatrice de jeux vidéos, elle recoupe les différents morceaux avec des cinématiques qu’elle a pu voir dans ses jeux préférés.

Stabat Mater
La dernière partie démarre et il a suffit qu’elle me parle de jeux vidéos pour que, moi même, je rêvasse en ce sens. Ces harmonies pourraient accompagner des scènes épiques de chutes, rebondissements ou même de suspense. Je ne vois pas le temps passer et c’est déjà le blanc. Le chef d’orchestre garde son bras levé, je reste attentive. Je me demande si nous allons repartir ensemble pour un dernier voyage mais non. C’est bel et bien la fin. Les applaudissements commencent à retentir et je suis toujours souriante, bien assise au fond de mon siège. C’était beau. Par ailleurs, cela m’amuse de constater que la musique classique laisse toujours place à de très longs applaudissements jusqu’à ce que je pourrais presque en avoir mal aux mains.

Alors que nous nous dirigeons vers la sortie, je réalise que je ne devais pas être si fatiguée puisque j’ai suivi sans peine tout le concert. Dehors, il fait froid mais je suis encore enveloppée par la douceur des mélodies.

Je ne suis pas certaine de comprendre le titre du spectacle bien que mon imagination m’ait fait voyagé ici et là. En revanche, ce qui est sûr c’est que désormais, je me pencherais avec plus d’attention sur la programmation de l’ONPL.

Andréa C.