Entre ciel et Terre- soirée ONPL

Je vais y découvrir à quel point une centaine de musiciens, instruments et voix confondus, peuvent être bouleversants. Car c’est en étant ensemble que l’être humain peut accomplir de grandes choses, cela est d’une grande puissance.

Trois oeuvres sont au programme, ma méconnaissance de ce milieu me donne envie de mettre tous mes sens en éveil à la découverte de cet art classique.

-Nocturnes, un tryptique symphonique avec le chœur de femmes de l’ONPL, de Debussy, ouvre la soirée en douceur. Un début qui me met en attente d’une envolée musicale plus rythmique. Les voix, qui font davantage figure d’accompagnement sur ce volet, offrent la volupté d’une danse aérienne instrumentale.

C’est avec impatience que je découvre Shéhérazade, de Ravel, mélodieusement interprétée par Karen Vourc’h, soliste soprano. Je me sens touchée par cette voix enchanteresse, aux paroles que l’on devine sorties d’un conte de fée. Je me laisse porter par les changements de rythmes, je m’évade et je reviens, encore plus à l’écoute et davantage frissonnante. C’est un voyage à travers le temps, à travers différentes émotions. La flûte enchantée apportera une touche de légèreté.

La dernière scène, Stabat Mater, de Poulenc, est un mouvement entre douceur et énergie, un passage par les quatre saisons avec des sensations différentes, de la chaleur, des frissons, de l’envol. La remplaçante de Karen Vourc’h propose une voix suave qui met en valeur le choeur des femmes et des hommes de l’ONPL. C’est très puissant !

Je suis admirative face au chef d’orchestre, Joseph Pons, qui dirige tant les musiciens que les spectateurs. Sa générosité est grande. Il invite certains solistes musiciens à se lever afin de se présenter au public et d’y recevoir les applaudissements.

Enfin, il est dommage que l’univers de la musique classique invite les artistes à se vêtir de noir. Cela propose une sobriété en contraste avec les palettes musicales proposées, la musique offre mille et une couleur que j’aurai aussi envie de voir à l’oeil nu. Merci à la seconde soprano de nous avoir amené une touche de lumière violette dans un décor peut être un peu trop triste.

Merci pour cette soirée.

Raphaëlle