Et si l’amour était un met délicieux ?

Ce mercredi 16 octobre à la Cité des Congrès, l’amour était au menu avec une programmation alléchante intitulée « Ode à l’amour ». En guise de hors d’œuvre, j’ai beaucoup apprécié la rencontre de trois des chefs étoilés qui allaient jouer ce soir-là. Chacun spécialisé dans la flûte, la clarinette ou bien le cor, a eu l’art et la manière de nous mettre en appétit !
Les sens en éveil, je me délectai déjà de découvrir la suite des festivités qui s’annonçait très appétissante avec le concerto n°20 de Mozart et la symphonie n°4 de Beethoven.

Mozart et Beethoven, deux éternels amoureux qui ont su égailler nos papilles.

Le point commun entre ces deux hommes du XVIIIème siècle est de puiser leur inspiration créatrice dans l’amour qu’ils portaient à la gente féminine. La passion qui se dégageait des œuvres de ces deux fins compositeurs a su communiquer l’envie dévorante qui nous anime lorsqu’on souhaite partager quelque chose de délicieux avec l’être aimé. Ne dit-on pas d’ailleurs à juste titre « je te l’ai cuisiné avec amour »  ? L’Amour comme source d’inspiration… n’est-ce pas fantastique ? C’est en tous cas pour moi l’ingrédient essentiel capable de sublimer n’importe quel met des plus banals en un subtil mélange de saveurs mais c’est encore mieux lorsque on laisse une petite place au mystère…

L’ouverture de l’amour coupable, ou la recherche de l’ingrédient inconnu.

Afin de nous faire gouter à des saveurs inhabituelles, l’ONPL a d’abord choisi de commencer avec L’ouverture de l’amour coupable, créée par Thierry Pecou. Je dois vous avouer que les premières minutes m’ont fait l’effet d’une heureuse cacophonie dans laquelle j’essayais de retrouver l’ingrédient repère, telle une mélodie, qui en règle générale nous rassure… mais en vain. C’est à l’instant où je me suis laisser envahir par l’explosion des notes folles qui venaient jusqu’à mes oreilles que j’ai pu découvrir l’effet pétillant et puissant provoqué par l’inconnu. Cela m’a aussi rappelé que bien souvent, les plats que j’ai les plus appréciés dans ma vie étaient également ceux qui savaient laisser poindre un goût inexplicable et pourtant si délicieux.

Savoir élargir ses horizons gustatifs…

Ce programme musical a donc été à la hauteur de mes attentes culinaires et je ne saurai que le conseiller à tous gourmets apprentis ou non, ne serait-ce que pour ouvrir l’horizon de leur palette gustative. La cerise sur le gâteau de cette soirée réside dans le fait qu’on ait envie d’y revenir, comme dans un bon restaurant, pour pouvoir de nouveau prendre place à sa table préférée et se laisser surprendre à la fois par l’inconnu et la passion des chefs cuisiniers qui sauront ravir nos papilles !

Séverine