Eurofonik, l’heure euphorique des musiques traditionnelles

Vendredi 11 et samedi 12 avril, la cité des Congrès s’anime au son des musiques du monde pour le festival Eurofonik, un beau bébé né en coproduction avec le Nouveau Pavillon. Un festival à la fois local et international, qui célèbre toutes les traditions musicales.

Vendredi soir, une seule scène est proposée dans le hall de la Cité des Congrès pour « La nuit danse » : musique d’inspiration irlandaise, folklore breton revisité, tango, tout y passe, et les spectateurs ne restent pas sur la touche. Chacun est convié à entrer dans la danse. Culture oblige, ce sont les frères Guichen avec leur musique Breizh positive qui remportent le plus d’adhésion, entortillant le public en d’interminables plinns et autres gavottes.

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Crédit photo : Eric Legret.

Mais tous les groupes sont de qualité et le public se montre plein de surprises, ne se laissant pas démonter par les tangos sensuels du groupe Parilla Libre. Le festival prend également soin de concilier traditions vivantes et modernité avec les interventions courtes mais impressionnantes du duo Alem et Krismenn, entre influences bretonnes et human beat box.

Le lendemain, la Cité s’anime dès l’après-midi avec la cité d’Eurofonik : initiation aux danses irlandaises, interventions des élèves de musique traditionnelle du Conservatoire de Nantes, ou encore exposition de Jean-François Vrod qui propose d’intéressants parallèles entre l’art populaire et l’art brut...

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Le duo Alem et Krismenn. Crédit photo : Eurofonik.

Le soir, la programmation est plus variée, éclatée sur trois scènes différente : la grande scène du hall, Eurofolk, la scène Grandes voix d’Europe au sous-sol (la salle 800), et la scène Brèches en haut. Elle est aussi plus diverse et plus exigeante. Sur la scène Brèches, ou plutôt dans la salle (sur les escaliers, dans les gradins) , un duo de gais lurons Fantazio et Jean-François Vrod s’amusent avec bonheur avec le public et leurs instruments, mêlant tradition et improvisation dans une ambiance plus intimiste. Sur la scène Grande voix d’Europe, on ose le folk anglais traditionnel avec Sam Lee, une découverte... plus ou moins attrayante, selon les goûts, tandis que sur la grande scène Eurofolk, le Grand Barouf ose une musique qui allie vielle traditionnelle, machines et riffs saturés.

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On aime ou pas, mais décidément, il y en a pour tous les goûts à Eurofonik !

Chloé Averty