Fantaisie, chant, émotions… Bonne Saint-Valentin, mon amour !

Hasard du calendrier, la soirée coïncide avec la célèbre fête des amoureux. Célibataire, en couple ou autres formules, le spectacle est pour tous ! À peine arrivés et le ton est donné, un jeune homme nous tend un plateau garni de coquines gourmandises accompagnées de mots doux.

Ombre & lumière, son & musique

Nous sommes installés autour d’un verre quand la lumière décline et la musique résonne. Le regard des spectateurs parcourt la salle sans trop savoir où regarder. Enfin, nous repérons la projection mobile qui sillonne les murs et le plafond pour un concert subaquatique. Puis, l’image de Mabel Normand et son acolyte Fatty s’étale sur l’écran blanc. Nicolas Mouvement nous raconte leur histoire, leur vraie histoire. D’autres films sont ensuite projetés. Quel est le point commun entre John Wayne, Eddy Mitchell et Jojo le mérou ? Le cinéma, pardi !
La projection en Super 8 a son charme. Le bonimenteur occupe l’espace, joue avec les images et les sonorités, manipule des objets désuets ou insolites, interagit avec les spectateurs…Tout d’abord déconcertés, chacun se prend ensuite au jeu de cet Argentic Rodéo Projection mouvementée et bonimentée.

Les hymnes de nos adolescences

Le trio un brin déjanté de Concert Room nous rappelle que les musiques de notre jeunesse et les souvenirs associés sont bien ancrés en nous. Quelques notes suffissent à les faire resurgir. Les propos scientifiques tenus par ces chanteurs conférenciers ne font pas long feu face à notre plaisir de revivre ces chansons. Les pourcentages, les analyses, les études…, nous, ce qui nous importe c’est de chanter (faux, en marmonnant…) et de bouger (en rythme ou pas) sur ces morceaux qui ont bercé les grands moments de nos adolescences.
Le spectacle de Julie Delaunay, Caroline Ferrus et Erwan Noblet, avec sa mise en scène simple et efficace, ses personnalités, son humour, sa légèreté, ses effets pyrotechniques…, nous invite à ressentir ces émotions qui transcendent le temps. D’ailleurs, l’assistance ne s’y est pas trompée puisque nous avons converti la salle Vasse en piste de danse !

Le public aurait pu venir plus nombreux car cette soirée aurait mérité d’être partagée avec le plus grand nombre. Nous avons tous passé un agréable moment. Cette parenthèse désinvolte fait du bien et ravive notre euphorie trop souvent mise de côté. Alors que, ça, personne n’en a jamais assez !

Vimet