FOCUS : Nouveau clown actuel post contemporain (version non épilée).

Une Dandys production au théâtre du Cyclope
clowns : Camille Rock, Eloi Lefebure
mise en scène : Anaïs Hunnebelle
Régis : Lucien Yakoubsohn

Voilà le pitch : "C’est l’histoire d’un homme seul, et puis après qui ne l’est plus. Et cet homme aime bien le cinéma. Et cet homme reste chez lui. Le chien est sur roulettes."

L’absurde comme emblème, au présent d’énonciation l’humour se glisse oeillade, en véritable fourmilière creusée dans un vaste organe satirique. C’est un soulagement, on ne vous indique pas où se trouve la blague. Tout dépend de vous qui êtes le héros de votre propre film équestre éponyme, de votre capacité à rire de tout, ou de choisir le hic.
Idole cheval.

Le postulat cinématographique, studio où s’exprime l’angoisse de l’homme qui tente de maitriser son environnement et sa vive passion pour la série animée japonaise, permet d’aborder la rassurante superficialité des symboles autistiques d’une société fermentée dans l’excès et d’effeuiller tendrement le coeur des héros limite.

La poésie des clowns est finement conçue, en artichaut ou en mille-pattes, elle ronge toutes les couches de l’intime et expose l’imaginaire amoureux. Les relations sociales à tendances utopiques nous mènent à la transe en devenir femme d’une moustache.

Le fantasme d’une forte virilité à paillettes enfin sous les projecteurs.
Lumières, moteur, action !

H.