Forme simple de Loïc Touzé

Simple pour eux, peut-être, simple pour moi, je ne sais pas.

On pose le décor : le Lieu Unique, une salle comble pour un festival de renommée, Loïc Touzé, chorégraphe reconnu, les discussions de la foule, certains semblent habitués des lieux, de ce type de performance, je ne le suis pas.

La lumière se tamise, les trois danseurs arrivent sur scène, et la pianiste s’installe au clavecin, Bach.

Forme simple, ah oui, les premiers mouvements sont élémentaires, des déplacements isolés, chacun dans son univers. Puis la musique va s’accélérer, les mouvements se mêler, les corps se rencontrent, se touchent, interagissent.
Le rythme et les échanges se complexifient, puis progressivement redeviennent à leur forme d’origine : simple.

Je reste perplexe face à tout cela.
Je reconnais la performance artistique des danseurs et de la pianiste, ce quatuor fonctionne très bien.

Mais honnêtement, je suis partagée entre le fait de m’être profondément ennuyée, cette forme simple ne me parlant pas, c’est long, je ne trouve pas de sens dans ces mouvements et ces corps, le lien avec Bach et le clavecin… et mon manque de connaissance de la danse contemporaine, qui m’amène à l’incompréhension et à l’ennui.

Je m’interroge, est-ce moi qui ne connais pas les codes, qui ne maîtrise pas ce langage artistique pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur ? La danse contemporaine est-elle réservée à une « élite », que le premier venu ne pourrait apprécier ? Suis-je à la recherche perpétuelle de sens, alors qu’il ne fallait voir à travers cette performance uniquement « le beau », et non pas un message ? J’ai un doute sur cette dernière option, de l’art « gratuit », cela existe, mais pas là, pas comme ça.

Alors je me renseigne, je vais lire ce qui était annoncé sur le site du LU :
« Changer de position, changer la prise, l’angle de vue, l’intention, le récit en conservant une même ligne directrice, telle la ligne de basse de l’œuvre de Bach. Ce spectacle offre une exploration visuelle de la notion de « phrasé » etincite au renouvellement de la perception que l’on peut avoir d’une chose déjà connue. »

Mmh.

Je vous le dis, simple pour eux, simple pour moi, je ne sais pas.

Lucie