Hâfiz : musiques du Tadjikistan

Tout est calme au Nouveau Pavillon, jusqu’à ce que le quatuor arrive...

Ce spectacle m’a attirée car je n’ai aucune connaissance sur ce type de musique, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite de combler cette lacune.

Tout d’abord, j’aperçois les instruments de musique disposés sur scène, dans la pénombre. Grâce à un petit livret d’infos fourni à l’entrée (bien pratique) j’apprends qu’il y a là : un rubâb pamiri et un setâr pamiri (luths), un daf (tambour), un dutärche et un panjtâr (luths), une ghijjak (vièle) autant de noms qui m’emmènent déjà dans les contrées persanes du Pamir.

Puis apparaissent sur scène en tenue traditionnelle colorée notre quatuor d’Hâfiz. Leur nom de scène signifie "chanteur accompli", soit quelqu’un prêt à transmettre une musique apprise de générations en générations. Ils se nomment Nobovar Chanorov, Ismä’il Nazri, Olimsho Nazarshoev et Ghulomsho Safarov.

PNG - 160.7 ko

Le programme annonce dix morceaux, en réalité je les perçois comme un enchainement magique de sonorités, de mélodies, une musique presque lancinante mais à la fois très envoutante. Le rythme change très souvent en cours de morceau. Les paroles me sont inconnues mais le rythme m’entraine. Les musiciens changent d’instruments, chantent et communiquent leur amour de la musique au public, qui commence à frapper dans ses mains… Un moment extraordinaire.

Je retiens une ambiance particulière avec un bord de scène indispensable pendant lequel la musico-ethnologue Ariane Zevaco a pu faire le lien entre les questions du public et le groupe sur des sujets tels que la transmission orale des chansons, la fabrication des instruments, la langue utilisée par Hâfiz..

Je vous conseille de les écouter ! En tout cas, le Nouveau Pavillon est une salle que j’aime de plus en plus, sa programmation est toujours top !

Alice