HIP OPsession 2016, le festival nantais de culture urbaine

Du 11 au 27 février se tenait à Nantes la douzième édition du festival HIP OPsession. Au programme : concerts de rap, mais également spectacles de danses, battle chorégraphique, films et même conférences autour du thème de la culture hip hop. Une programmation éclectique, où de grosses têtes d’affiches se mêlent sans prétention à des artistes moins connus, mais tout aussi talentueux.

C’est à la Barakason à Rezé, le soir du 19 février, que j’ai découvert Wess Smith, Tito Prince et Demi Portion. Trois rappeurs à la plume acerbe, trois univers proches mais pourtant propre à chacun d’entre eux. Loin des clichés des rappeurs déblatérant des paroles crues et vides de sens, ces trois chanteurs mettent en mots et en musique les problèmes contemporains, les phénomènes de société.

La soirée commence avec Wess Smith, jeune nantais que le public écoute avec attention, dans un calme presque religieux. Puis, vient le tour de Tito Prince, qui fait monter l’ambiance de la salle, et n’hésite pas à faire participer le public : trois personnes sont invitées à monter sur scène pour s’exprimer à l’occasion d’un freestyle (mention spéciale à Hervé !). Enfin, c’est Demi Portion qui s’empare du micro. Ce jeune rappeur est de loin le plus attendu de la soirée. Le public reprend ses paroles en chœur, crie, saute, chante... Thibault, 20 ans, qualifie l’écriture de Demi Portion de « majestueuse », salue son « côté humain », et ponctue le tout d’un « un grand artiste pour un grand festival ! ».

Étant allée à cette soirée par curiosité, ne connaissant aucun de ces trois artistes, je n’ai pas été déçue. L’ambiance bon enfant, la diversité des artistes, bien qu’appartenant a priori au même vaste milieu du hip hop, les textes proposant une vraie réflexion : le festival HIP OPsession a su mettre en valeur les étoiles montantes (ou déjà au sommet) du rap français.

Cassandre