Incursion dans le cabinet de curiosités d’Augustin Rebetez au Lieu Unique

Rentrer au volcan est un spectacle complètement loufoque. Augustin Rebetez est plasticien et photographe, il signe ici sa première mise en scène.

La scène est encombrée de décors et de machines farfelus faits de bric et de broc dans un univers rétro-futuriste. Il y a des mécanismes, des assemblages totalement inattendus. Par exemple, il y a des instruments bricolés comme cette « guitare » : un manche de guitare réassemblé sur une caisse en cuir ce qui en fait une guitare électrique à la sonorité particulière. Ou la « console de mixage » : une construction dégingandée et mécanisée où le son finit par sortir à travers un vieux transistor.

Des grincements, les battements d’un cœur retentissent. Parfois les artistes chantent, récitent des textes : est-ce une langue inventée ou des langues étrangères que je ne connais pas ?

Les corps des danseurs sont eux aussi déglingués, désarticulés. Ils se parent de masques d’animaux ce qui en fait des êtres hybrides mi-hommes mi-animaux, des êtres fantastiques.

Le mélange de musique, de performance et de danse créée une ambiance alternativement drôle, triste ou nostalgique et un univers infernal peuplé de créatures imaginaires. C’est absurde, extravagant, burlesque, cocasse, irréaliste, rock’n’roll, éruptif.

Je ressors de l’exploration de ce véritable cabinet de curiosités animé avec l’impression d’avoir participer à une grande fête improbable.

So