Juliette et les garçons

Juliette et ses 30 de carrière : un petit monument pour moi, qui l’ai découvert vers mes 14 ans, enthousiasme partagée avec ma mère, grande amoureuse de chanson.

Cette femme est énorme en tout. Son talent bien sûr, son humour, le pouvoir d’évocation de ses chansons-contes, sa finesse.
Tout est sujet à chanson. Ses verres culs de bouteille, un féminisme épique voire mythique (écoutez Les Rimes féminines ou L’éternel féminin !), l’amour d’une paire de bijoux intimes, la météo des sentiments, un hommage à un personnage admiré (Barbara ?), les rugbymans, ou même…

Dans le même spectacle Juliette peut vous enchanter de sa voix si particulière, très douce et puissante à la fois, et aussi vous emporter dans le tourbillon de talents de ses musiciens tous multi-instrumentistes, clarinette, flûte, trompette, accordéon, percussions variées, contrebasse, tuba, trombone… Elle tombe l’impression de n’avoir aucune limite !

Dans sa dernière tournée, J’aime pas la chanson que j’écoute ce soir là, Juliette nous invite littéralement dans son salon, avec petit mobilier, dîner convivial, petit vin entre amis. Et pour moi ça tombe très bien, c’est mon premier concert de Juliette, et je n’ai jamais entendu cet album. Le registre intime me convient très bien. Mes attentes, peut-être un peu exagérées, furent comblées par ce succulent dîner. A en croire les multiples ovations debout, mon impression fut partagée par beaucoup.

Je remercie Capellia d’avoir programmé Juliette, géniale ogresse de la chanson, et fantasme musical de toujours.

Pour le plaisir, on finit sur une chanson d’amour

Colas