Kacem, Rodrigo, Chico... la street combinaison de Lyon à São Paulo !

Retour sur la soirée du 18 Mars, à la Barakason (Rezé), avec la Soufflerie, dans la cadre du Metropolis#2 : 3 jours d’immersion brésilienne avec des artistes de la ville de São Paulo... et un lyonnais ce soir-là !

3 DJs 2 MC = une bonne formule à effets dépaysement garantis.

Direction Rezé pour une soirée au Brésil : les ponts n’auront jamais autant rapproché les Nations !
Panneau Barakason. Deux tours en boucle du quartier plus tard ; le quart d’heure nantais qui nous fait nous activer pour tenter de trouver la fameuse entrée... On choisit de suivre les lumières d’une vente de livres et sa cour éclairée pour s’infiltrer à l’arrière :
OUF ! Trouvée !
Le concert a démarré aux rimes d’un lyonnais totalement déchaîné. Kacem Wapalek [jeu de mot façon rébus, je vous laisse méditer dessus :)]. Son nom siffle et claque comme ses punchlines. Déferlement de mots, humour, rap, slam, et même amour... pour finir de nous faire rire et remuer de la nuque. Un dernier tour du monde, histoire de bien nous préparer à accueillir les sons brésiliens et leurs touches colorées. On aurait presque fini par se lasser, des faux départs annoncés - relancés - désamorcés.

Une soirée rap à l’ancienne qui s’installe sur scène : on comprend là que l’esprit qui se dégage est toujours bien universel. Rodrigo Ogi, MC 90’s, et DJ Nato font monter sérieusement le niveau : un son old school qui suinte le hip hop "de la belle époque". Chaleur dans les oreilles et sur le flow. Même Rodrigo en perd son eau ! On ondule aux rythmes des instrus, et je flotte entre les mots aux sonorités familières...
Saudade da outra terra
Kacem et DJ Blaiz viennent compléter l’équation d’une formule réussie, au "smile et bonnes vibes garanties".
Improvisation bien calculée : freestyle cadencé au rythme de quatre mesures alternées.
Quatuor hilare, le public se marre et savoure. Des mercis, des obrigados à foison, il est temps de quitter les larrons, qui n’ont pas lésiné sur la boisson... et les roulées garnies maison !
On sort de la salle encore bien animés, prêts à entendre le dernier DJ, dans le hall aménagé et décoré.
Chico Correa, et son musicien aux percus, finissent d’ambiancer la soirée, mêlant tradition et modernité. Sons électroniques et percus diaboliques font se trémousser un groupe assez vite composé. Vozes do Nordeste, samba, baião, coco de roda... et voilà que même Luisa Maita se tient là, face à moi !! Voix merveilleuse, enfin entendue la veille, après tant d’aventures, ses paroles à l’oreille.
Tous les acteurs du focus de la Soufflerie semblent finalement réunis, pour passer une belle dernière nuit, entre Rezé et São Paulo.
On s’en va, quant à nous, réchauffés jusqu’au prochain été !

Até breve !

[Adeline]