L’ONPL ou l’initiation au classique

Cadre de début de soirée

Jeudi 15 mai le soir, vers 20h, je me rends vers la Cité des Congrès pour aller à mon premier concert de L’ONPL (Orchestre National des Pays de la Loire). Je me plante devant l’entrée pour attendre trois de mes copines pour assister ensemble à cette représentation. Elles arrivent une par une et la dernière se dépêche déjà car on est en retard ! Nous entendons la sonnerie quand nous sommes dans les escaliers et cela signifie qu’il faut vite prendre place.

Les dures lois de la musique classique

Avant toute chose, il faut se dire que je suis plutôt du genre initiée dans la musique classique. J’ai été voir deux ou trois concerts à la folle journée ( et je prends toujours les plus funs) mais sinon c’est bien tout. Je ne connais pas du tout les artistes ou les groupes de ce milieu et encore moins les us et coutumes - ce que j’ai démontré ce soir là.

Arrivées à la bourre, et non sans peine devant la bonne porte - on se fait refouler direct. " Eh pourtant j’avais pas de baskets ! " mais là n’est pas le problème il faut arriver à l’heure dite, enfin avant que Sir chef d’orchestre rentre en scène sinon tu te trouves relégué au second étage. Ce qui nous est arrivés, on prend les escaliers et Go pour le 2ème étage. A l’entrée, les dames en tailleur devant la porte, nous regardent de haut en bas :" vous êtes en retard, rentrez discrètement sur le côté". On s’exécute et on s’assoit tranquillement en étouffant un petit rire nerveux. La vue est imprenable sur l’ensemble de la salle, nous voyons les musiciens de loin - une bonne trentaine est là sur la scène. Un chef d’orchestre de dos s’agite dans tous les sens pour les faire jouer tous ensemble.
Difficile de prendre en cours le programme - quand on est arrivés en retard ! On doit analyser l’ensemble de la salle, comprendre la composition de l’orchestre et s’esquinter les yeux à déchiffrer le programme de la soirée dans la pénombre. Pendant une tentative désespérée pour lire les thèmes qui sont joués - j’entends un silence. Je commence à claquer des mains, et non dommage l’orchestre tournait juste sa page. Il faudra attendre quelques minutes plus tard pour exprimer ma sollicitude. Difficile mes premiers pas dans ce monde !

2ème acte

Après être plutôt passée à côté de la première partie, (je n’ai pas compris le sens) un entracte se fait. Nous avons la permission de redescendre à nos places de début qui sont plutôt très bonnes. Nous sommes à l’espace dit le parterre. D’un nous voyons plus les musiciens et de deux nous sommes plus confortablement assis - moins cette sensation de vertige qui moi, m’empêchait de me concentrer.
Là, je reprends tranquille le programme en main et me laisse transporter par la musique.

1er morceau - le festin de l’araignée d’Albert Roussel (me dit le programme) - un thème plutôt marrant avec un instrument qui joue des sortes de cris de grillon en fête (enfin j’ai jamais entendu, mais ça doit ressembler à ça ! ). Et là, ça m’éclate, quand on comprend le sens - cela va tout de suite beaucoup mieux ! On s’imagine bien une araignée avec de grandes pattes pas très adroite mais qui arrive quand même à filouter pour attraper ses proies !

2ème morceau - le bœuf sur le toit de Darius Milhaud et là commence une musique un peu légère et entraînante avec des cuivres plus graves. On part à rêver et à voyager avec une superbe vache qui nous emmène avec elle danser sur les hauteurs d’une ville du sud de l’Espagne. Bon ok il faut que je redescende !

Une fois ces deux thèmes terminés, je suis plutôt enthousiaste. J’aurais plutôt aimé mon incursion dans le monde de la musique classique. Malgré mes premiers pas malencontreux dans cet univers, ce que je retiens : c’est qu’il faut se débarrasser de ce que l’on voit (et de ses premières fausses impressions) et ressentir à fond ce que l’on écoute et essayer de le comprendre ! Pas sûre que j’y sois tous les jeudis soirs mais en tout cas cela me rend plus curieuse sur ce nouveau monde !

Claire