L’ONYX présente L’Art de la fugue

En ce jeudi 27 mars, l’ONYX nous conviait à un spectacle dont l’affiche était prometteuse : à la croisée du cirque et de la danse, la Cie de Yoann Bourgeois, circassien de son état, nous proposait une mise en scène des mystères du couple sur fond de musique classique. Une pianiste, Célimène Daudet, accompagnait en effet le spectacle au piano en interprétant l’œuvre inachevée du grand Sébastien Bach L’Art de la fugue.

JPEG - 165.8 ko
© Cie Yoann Bourgeois

Le cube mystérieux

Les lumières s’éteignent et on découvre, seule sur scène, la pianiste qui nous accueille au son des premières notes de cette œuvre de Bach. A l’exception de cet instrument, la scène ne comprend qu’un immense cube en bois. Puis, la danseuse Marie Fonte fait son entrée. La musique s’arrête et elle semble dubitative seule face à ce cube fermé. Finalement, le cube se transforme au gré des besoins du spectacle : des murs tombent, des escaliers se dévoilent et un trampoline, situé au milieu du cube, fait son apparition. Marie Fonte disparaît alors qu’apparaît Yoann Bourgeois. Tout au long du spectacle, les deux protagonistes n’auront de cesse de se retrouver avant de disparaître chacun leur tour, comme s’il leur était impossible de s’accorder.

La musicalité du geste

Ce spectacle a pour ambition d’explorer les mystères du couple : les difficultés à se comprendre, à vivre ensemble alors que nous sommes deux êtres fondamentalement différents. A certains moments, le spectacle traîne un peu en longueur, il ne se passe finalement pas grand-chose. J’avoue avoir eu un peu de mal à me plonger dans cette représentation. J’avais été séduite par l’approche du spectacle : le mariage entre le cirque et la danse et je m’attendais donc à du spectaculaire. Finalement, à part les quelques acrobaties des deux interprètes avec le trampoline, le spectacle s’apparente plutôt à de la chorégraphie minimaliste autour des gestes. Jusqu’à présent, je n’avais pas osé assister à une représentation de danse ne me sentant pas à l’aise pour ensuite pouvoir en écrire une critique. C’est un peu le problème avec L’Art de la fugue. Certains moments m’ont séduite et notamment les parties frappées sur le corps où les deux interprètes exécutaient les mêmes gestes de façon totalement coordonnée. J’ai également apprécié le travail de lumières avec les ombres projetées sur le cube qui donnaient un aspect très poétique à ce spectacle.

JPEG - 535 ko
© Maxime Dos

Je pense que l’Art de la fugue est une belle mise en scène, originale et très bien interprétée. Je tiens également à saluer la pianiste qui m’a permis de découvrir cette très belle œuvre de Bach. Pour autant, je reste sur ma faim, n’ayant pas eu le spectacle auquel je m’attendais.

Clémence