L’orchestre National des Pays de la Loire : ecouter Moz’ en étant ienb

S’asseoir dans un fauteuil pendant une heure ou deux, dans un silence respectueux ; avoir peur de faire un bruit ; de tousser ; écouter dans le noir, avec attention ; ne pas applaudir à la fin de chaque morceau mais uniquement à la fin. Ce type d’écoute musicale semble bien compliquée et presque contraignante. Nous, jeunes (et moins jeunes) gens, avons pour la plupart l’habitude d’écumer les bars et salles de concert dans le but de partager un moment avec nos compères ; faire du bruit, parler pendant la prestation ; boire des verres et prendre des pauses clopes ; danser, siffler, hurler et applaudir pour congratuler l’artiste. L’écoute de la musique symphonique semble encore loin d’être une pratique courante pour les spectateurs de 15 à 25 ans, voici donc un préambule de thérapie accoustosympathique !

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Voici en quatre gammes majeures le parfait dosage pour apprécier de manière décomplexée le prochain concert de l’ONPL

1) Oubliez les clichés

Non la musique symphonique, trop souvent confondue avec la musique classique, n’est pas un truc de vieux. On vous explique le mal aise ?! Cet article de Madmoizelle vous balaye rapidement 5 clichés associés à la musique classique. Elle dépoussière le cliché des jeunes qui seraient "d’ignorants bovins", incapables d’apprécier ce genre musical ; celui des vieux seuls capables de l’aimer ; celui d’une pratique coûteuse, réservé à une strate sociale et celui d’une pratique "chiante". On adhére !

2) Visualisez la vie d’un orchestre comme une pratique sportive de haut niveau

A quelques détails prêts, la vie dans un Orchestre National n’est pas si différente de la pratique du sport de haut niveau. Le chef d’orchestre, musicien virtuose reconnu pour des compétences humaines, artistiques et charismatiques, mène son équipe à l’aide d’un langage gestuel qui lui est propre. Parfois la gestuelle est un peu floue, tout comme nous, il arrive au musicien de ne pas en saisir le sens. Rassurant.

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Tout comme le sportif, le musicien a des souffrances physiques. Les heures acharnées d’entrainement personnel, et les court délais des répétitions pour de grandes représentations (deux jours pour « La flute enchantée ») font du musicien un sportif au corps meurtri. Cependant, le développement de l’ergothérapie dans les orchestres a permis des améliorations plutôt confortables : chaises ergonomiques et protection acoustique pour les musiciens situés devant les instruments à vents.

Tout comme pour une équipe sportive nationale, chaque membre de l’orchestre est un des meilleurs musiciens actuel dans sa spécialité. Sylvain nous explique qu’il a pour sa part commencé la musique dès 4 ans, une passion inexplicable, il débute le violon mais préfère finalement l’alto. Cours de musiques, concours pour le conservatoire de Paris, qu’il obtient, s’ensuit une flopée de récompenses soulignant son travail, sa virtuosité et lui ouvrant les portes de l’ONPL après le rude concours d’entrée. Pas de hasard, les musiciens de l’ONPL travaillent depuis longtemps, rigoureusement et sans relâche.

De nombreux autres critères rapprochent la vie en orchestre symphonique d’un sport d’équipe de haut niveau, tel que le vivre ensemble, l’intimité décomplexée d’une troupe vibrant pour une passion commune, l’angoisse de la représentation ou encore la montée d’adrénaline durant le jeu. Une différence majeure, l’absence de duel sur scène et la vibration d’un accord parfait vers le public.

3) Les premiers pas dans l’univers d’un orchestre

Deux, trois fouilles sur Google ne sont jamais de trop :

ICI (http://www.onpl.fr/les-musiciens/) : la composition d’un orchestre et les différents musiciens de l’ONPL

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EN SÉRIE : Mozart in the Jungle, une série jeune qui vous fera découvrir la vie de l’orchestre de New York City avec Gaël Garcia Bernal ( Carnet de voyage, No !, La mala education, Babel) en chef d’orchestre, excentrique. C’est jeune, turbulent, on écoute Liztomania de Phoenix en musique symphonique et ça vous permet d’infiltrer les coulisses d’un univers peu connu.

4) Osez être spectateurs !

Décontractez-vous, les codes sont faits pour être bousculés. Petits tarifs ; 3 euros avec la CartS toute l’année ; ambiance chaleureuse et beaucoup de plaisir.

Inès