La désillusion du rêve américain

New York, années 50. Tout au long de la pièce nous suivons les déboires de Jakob Bronsky, un exilé juif ayant vécu dans les ghettos nazis de la seconde guerre mondiale. Brisé par la guerre, le personnage principal essaie de se reconstruire aux Etats-Unis et rêve de devenir écrivain.

Cette courte pièce laisse un goût inachevé. Le début est assez lent mais la fin arrive trop rapidement. La fluidité des dialogues n’est pas présente, il est donc difficile de rentrer dans l’univers. Quelques détails m’ont dérangée. Dans sa descente aux enfers, Jakob n’éprouve plus de désir sexuel. La manière dont cette thématique est traitée n’est pas subtile. Le spectateur est censé rire (ou pas ?), mais la situation devient vite gênante... beaucoup de moments similaires tout au long de Fuck America m’ont empêchée d’éprouver de l’empathie pour le personnage.

En revanche, j’ai été conquise par la scénographie. En dehors des liens vers l’extérieur, le mur placé au centre de la scène fait aussi office d’écran où sont projetés les extraits de roman qu’écrivait le personnage principal. Ces moments poétiques donnent véritablement un souffle à cette pièce.

L’espoir de se reconstruire, la désillusion du rêve américain... des sujets qui m’ont attirée mais qui ont finalement été décevants.

Lauriane