La nuit des Molières 2018

Pour fêter le retour du printemps et la saison des amours, la salle Vasse a décidé de nous aguicher un peu en invitant sur scène le plus culte des séducteurs… Non, il ne s’agit pas de Julio Iglesias. Ni même de Jean-Vincent Placé… Mais bien de Dom Juan, le vrai, le culte, celui de Molière !

Mais Ô quelle fut ma surprise en découvrant que le seigneur Jean n’était pas du tout le gentleman célibataire auquel je pensais… Nous voilà séquestrés pendant 1h40 avec un personnage cynique, égoïste et méprisant. Tant envers les femmes, les hommes ou bien les Dieux tout puissants #pasdejaloux #réformedesquotas.

Et moi qui croyais avoir quelques souvenirs des cours de français de Monsieur Senfote !

Si vous aussi vous avez oubliez le fil de l’histoire dès l’acte 1… Vous trouverez ici un résumé très clair de cette mythique télénovela.

Rendre accessible un texte ancien aux infectes digital natives comme moi, c’est user (et abuser) de farces et attrapes. Le metteur en scène n’a alors pas lésiné sur les idées de génie topbudget pour reconstituer un décors et des costumes stime peunkeu : un lit/bateau, des ballons de baudruche, de fausses barbes et des guitares en stéréo.

Mais le théâtre c’est Ô vivant, c’est une expérience Ô sensorielle ! C’est sentir les mouvements des comédiens, entendre leur respiration, LES REGARDER DANS LES YEUX, JUSQU’À RECEVOIR LEURS PLUS INFÂMES POSTILLONS AU VISAGE.
Le théâtre c’est jouissif. Alors même si les monologues m’ennuient, je reste pour une petite dose de dopamine culturelle :)

Camille Heebie,
ADMISE MENTION ASSEZ BIEN – Bac de Français 2007