La soirée Top 5 de la Symphonie

L’Orchestre national des Pays de la Loire avec en chef d’orchestre invité Victorien Vanoosten et l’artiste slameur Kwal aux interludes contés, le 4 avril à la Cité des Congrès.

C’est une des soirées spéciales « En famille » de la programmation de l’ONPL. Les tout jeunes sont venus nombreux assister au spectacle avec leurs parents. Il y a aussi des curieux et des amateurs de musique classique avisés.
Bien installée, proche de l’orchestre, je commence à lire le programme. Comme à la plage, avec mes lunettes de soleil (les lunettes de vue sont restées à la maison), je me mets dans l’ambiance nocturne de la salle.

Au programme, les tubes de la symphonie !

  • Wolfgang Amadeus Mozart, Symphonie n°40 en sol mineur K.550, 1er mouvement Molto allegro
  • Ludowig van Beethoven, Symphonie n°7 en La Majeur opus 32 dite « apothéose de la danse », 2e mouvement Allegretto
  • Félix Mendelssohn, Symphonie n°4 en La majeur opus 90 « Italienne », 4e mouvement final presto « Saltarello »
  • Ludowig van Beethoven, Symphonie n°5 en ut mineur opus 67, 1er mouvement allegro con brio
  • Et le petit bonus en rappel, un morceau d’une symphonie de Prokofiev

Une heure de concert récréative, où les musiciens et le narrateur nous tiennent en haleine du début à la fin. L’idée est très astucieuse, Kwal - artiste slameur – s’est associé à Victorien - le directeur, invité pour cette création -, pour nous concocter une introduction et des transitions entre les morceaux. Le fil conducteur du spectacle : « le souffle de l’inspiration ».

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• On commence par la 40e symphonie de Mozart, connu pour sa facilité déconcertante de composition, dès son plus jeune âge. Les notes défilent, c’est léger et agréablement entêtant.
• Puis, on entre dans un autre univers, plus sombre, orageux, avec Beethoven. C’est un voyage dans la Vienne du XIXe siècle avec le compositeur aux cheveux frisés et au sourcil froncé, toujours avec un nuage au dessus de la tête. Il devient sourd, mais sa connaissance des instruments et des harmonies est intacte.
• On retourne vers une musique plus enjouée, avec Mendelssohn et cette symphonie qui lui a été inspirée par l’Italie. Le « saltarello » est bondissant, dansant. Tous les instruments sont mis en valeur, ils se répondent, une puissance impressionnante se dégage de l’ensemble.
• Pour finir, la célèbre 5e symphonie de Beethoven, le POPOPOOOOOM ! C’est beau, ça gronde puis se calme, remonte en puissance, se répète, inquiète, frappe fort. Il créé un dialogue, parfois un affrontement entre les instruments. La mélodie est toujours aussi efficace, même reprise et répétée au fil des temps, elle ne perd pas de son intensité.
• Pour ne rien gâcher, nous avons le droit à un rappel, après une ovation du public. C’est un morceau d’une symphonie de Prokofiev, virevoltante, rapide et sifflotante ! J’ai eu l’impression d’être dans la forêt avec la Belle au Bois Dormant de Disney, à chanter avec les p’tits oiseaux.

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Ce sont de vraies histoires, anecdotes sur les compositeurs qui nous sont racontées avec poésie d’une voix douce et suave. C’est drôle, c’est frais, sans prise de tête. A l’image de ces jeunes artistes dont la complicité est visible sur scène. Kwal et l’orchestre ont préparé une surprise pour l’anniversaire du chef, la fameuse chanson reprise par tout le public, amusé. A la fin du concert, ils se prennent même en selfie avec nous !

Je vois des sourires ravis et des yeux bouffis ou plissés autour de moi (moi ça va, j’ai mes lunettes et je passe incognito). Tout le monde prend son temps pour se lever, pour faire la transition vers le monde extérieur. C’était un très chouette moment en toute simplicité pour revoir ses classiques accompagnés de textes originaux en harmonie avec la musique, bien pensés pour tous les spectateurs.

Karine