Lâcher prise

1h de solo par l’artiste Brice Bernier fondateur de la compagnie KLP à Onyx.
Un fin mélange de danse contemporaine et de hi-hop, notamment par la robotique, le slow motion accompagné par de la vidéo et de la musique mixée en live. En effet, trois accompagnateurs, un beatmakeur, ingénieur lumière et un autre vidéo, arrivant à la fin de l’intro un par un.

Plateau nu on y voit une composition abstraite puis parfois le seul tapis présent devient alors le terrain d’entraînement, symbole de l’espace de freestyle dans le hip-hop.

Après une entrée du danseur très saccadé et lente, un « marché » très découpé, une musique de tous les jours vient interrompre la scène et la changer en moment hors scène chez les danseurs... La préparation de son corps, de l’habillage aux étirements.
On retrouvera ces moments plusieurs fois toujours plus poussés, plus intenses, plus prenants... On pourra distinguer la respiration du sujet de plus en plus haletante. C’est un peu un tableau de ce que le corps est capable de faire... Jusqu’où peut-il, aller après avoir jouer ? L’épuisement... la transcendance...
Assez drôle les petits exercices d’échauffements, répétitifs, assez fantaisistes, très danse contemporaine cette fois-ci mais toujours avec les appuis au sol du hip-hop et parfois son rythme.
Le spectacle est à la fois lent et à la fois très pressé, on ressent de la tension, celle des muscles, du corps, de la respiration, celle des objectifs qu’on se donne aussi quand on danse, le toujours plus loin sans doute, l’éternel recommencement pour voir de l’évolution, de la justesse dans les mouvements.
C’était vraiment très joli à regarder... Je me suis sentie fatiguée pour le danseur. Même les ambiances lumières passaient du chaud (tons orange, rouge, jaune) au froid (bleu, blanc).

Sarah