"Lâchons-les, lâchons tout, fuyons », Cabadzi.

Le concert de Cabadzi à l’Auditorium de Rezé le 31 mars a eu lieu en même temps qu’une visite des coulisses : coup de chance, c’était l’occasion de découvrir une nouvelle salle avant le concert.
L’Auditorium est géré par La Soufflerie à Rezé, composée également de la Barakason et du théâtre municipal. Si ces deux dernières salles sont plus anciennes, l’Auditorium est tout nouveau dans le paysage.

On se perd un peu dans les dédales du bâtiment dont les couloirs se ressemblent , avant d’aller découvrir la salle. Ici, pas de scène. Les artistes jouent à même le sol, les fauteuils (gris souris tout doux) sont élevés comme dans un amphithéâtre.

Lors de la visite, notre guide Ludovic Rétif (qui est notamment chargé d’action culturelle à la Soufflerie) nous explique que la salle est faite pour accueillir surtout de la musique acoustique : tout est conçu pour cela dans la salle, jusqu’aux fauteuils !

Petite pause après la visite, on monte tout en haut, au dernier rang : on en aurait presque le vertige. Et pourtant chose incroyable on reste quand même proche de la scène.

Je découvre le groupe Cabadzi ce soir-là. J’ai surtout été séduite par leur format hybride avec du violon, une guitare, le beatbox et - je l’avoue - des paroles en français. Juste avant le concert, je me demande soudain comment le groupe va pouvoir faire du beatbox en acoustique... Car oui je pensais vraiment que le beatbox c’était avec un micro et une petite machine qui enregistre les sons.

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C’est sympathiquement qu’ils arrivent sur scène, les Cabadzi, et après une première chanson le chanteur nous invite à les rejoindre. Les spectateurs du haut descendent sur la scène (qui vous l’avez compris, n’en est pas vraiment une).
Cabadzi est alors un peu comme un feu de camp au milieu des gens.

Le groupe a retravaillé quelques unes de ses chansons en acoustique pour finir sa tournée. Outre les paroles un peu naïves et poétiques (qui m’ont quand même fait penser à Fauve avec plus de légèreté), c’est le beatbox que j’ai beaucoup aimé car il est révélé seulement par le live.
On a ainsi pu tester l’acoustique de l’Auditorium où on entend aussi bien la violoniste, le guitariste, le chanteur et les sifflotis sur « Cent fois » : Paris réussi !

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Vous l’avez compris cette photo n’est absolument pas représentative du concert puisqu’il n’y avait pas de micros ce soir-là... Mais je l’aimais bien quand même.

Pour finir en beauté et après une deuxième reprise de « Cent fois », le groupe nous quitte par la petite porte car sur cette fausse scène, il n’y a pas non plus de coulisses.

Je le confesse, en rentrant chez moi après le concert j’ai réécouté trois de leurs chansons en boucle. Et même si j’étais encore un peu transportée, j’étais déçue que ce soit déjà la fin... Alors pour me consoler et voir le beatbox en vrai, j’ai regardé leurs clips... « Lâchons-les, lâchons tout, fuyons ».

Pour le compte rendu de la Visite des coulisses à l’Auditorium, c’est ici .

Pour découvrir Cabadzi c’est .

El Zazou