Le Cinématographe de Nantes, Lumière du cinéma nantais

PNG - 30.1 ko

Le Cinématographe, un lieu pour les amoureux de cinéma…

Au cœur de Nantes, au bout de la rue de Strasbourg, se trouve ce cinéma associatif, atypique, géré et programmé par de nombreux bénévoles et passionnés.
Le Cinématographe de Nantes, Lumière du cinéma nantais.
Se rendre au Cinématographe de Nantes c’est profiter d’un autre cinéma, bien loin de ces « grandes usines de consommation cinématographique » de centre ville ou de la périphérie.
Le Cinématographe de Nantes, c’est avoir la chance de voir, revoir, des films trop peu souvent projetés aujourd’hui. Ce cinéma permet de découvrir d’autres cinémas, de vivre de grands moments, d’aiguiser ses connaissances en la matière.

… pour les connaisseurs…

La force du Cinématographe c’est de parvenir à offrir aux connaisseurs de purs moments de cinéma.
Le mois de février a ainsi permis de profiter de ce « sentiment de liberté qui émane de chaque scène » (Serge Toubiana) des films de l’américain John Cassavetes (1929-1989), de voyager à travers le Japon des samouraïs d’Hitoshi Matsumoto (1963) ou Takeshi Kitano (1947)… de poursuivre, avec le second cycle Eric Rohmer (1920-2010), « l’état de jubilation intellectuelle » (Stéphane Le Roux) procuré par ses films.

PNG - 238.5 ko

La jubilation était bien présente à la projection du film, typiquement « Rohmerien », intitulé : « Quatre aventures de reinette et mirabelle ». Ce film au travers de différents sketches nous décrit, à la manière de Jean de la Bruyère (1645-1696), les « caractères » propres aux gens des grandes villes.
Le style cinématographique de Rohmer est ambivalent. Le discours toujours très écrit, fleuretant parfois avec le cours de philosophie, est mis en avant, par contraste, avec une image radicalement objective, épurée, parfois contemplative.

PNG - 194.5 ko

Du film « Quatre aventures de reinette et mirabelle » quelques scènes resteront dans ma mémoire à l’image de celle du garçon de café, aigri et suspicieux, ou, du gérant de galerie d’art, interprété par l’excellent Fabrice Luchini (1951). Ce dernier personnage apparaît tellement imbu de lui-même qu’il lui faudra plusieurs minutes pour se rendre compte que son interlocutrice, venue lui proposer des tableaux, ne s’exprime pas par la parole, mais seulement au travers de ses œuvres.

… mais aussi les « néophytes curieux »…

Cette grande salle du Cinématographe de Nantes, à l’écran recouvert d’un rideau rouge, n’est pas réservée qu’à une élite de passionnés et spécialistes.
Pour s’en convaincre, il vous suffira de consulter le programme extrêmement riche et varié. A ceci s’ajoute que le passage en caisse ne coûte que 5 euros en plein tarif (3 euros pour les étudiants ou les porteurs CartS).

PNG - 785.2 ko

Le Cinématographe de Nantes, un « produit culturel » à consommer sans aucunes formes de modération. Avec ce cinéma, les séances qui séparent « néophytes » et « connaisseurs » ne nous ont jamais paru si proches et si plaisantes.

Bonnes séances !
LOH44