Le cri de la Vie

Ecrit par Peter Turini, « C’est la Vie » relate l’histoire d’un homme.
Cet homme est incarné par Claude Brozzoni seul sur scène pendant près d’1h30. Il est accompagné par 2 musiciens pour des intermèdes parfois surprenants.

La pièce débute au Piano’cktail avec de la musique électronique ponctuée de sons grinçants, stridents qui accompagnent une vidéo où l’on voit une cascade, la nature, symbole pour moi de la naissance, du commencement.
Un homme à la bonhommie de Gérard Depardieu entre sur scène et narre son enfance. Son enfance difficile à la campagne où ses parents ne le prennent pas en considération, lui crient dessus, où ses amis le maltraitent.
Au fil du spectacle, il se livre et aborde des sujets divers comme la famille, le bien, le mal, l’amitié, les premiers amours, le travail, le sexe…
Bref, tous les sujets qui ponctuent la vie de tout un chacun. J’aurai donc dû être touchée par le sujet, trouver des éléments qui m’émeuvent ou me font sourire, éprouver de l’empathie pour cet homme qui n’a pas eu une enfance ni une vie facile, être remuée par ce cri intérieur dont il nous fait part mais non, je n’ai rien ressenti de tout cela. Je suis totalement passée à côté du sujet.

Si le texte était intéressant, bien écrit, qu’il abordait des sujets universels, j’ai regretté l’interprétation. Claude Brozzoni avait un débit rapide, un visage souvent grimaçant, les yeux fermés pour faire passer certainement la noirceur du texte mais ce débit haché, ces exclamations, ces protestations m’ont laissée complètement indifférente.
Les rugissements de la musique faisant penser la plupart du temps à une fête techno ne m’ont pas aidée non plus à entrer dans l’histoire.
Bref, un spectacle qui ne m’a pas du tout touchée sans doute à cause de sa mise en scène. Vraiment, je regrette cela car Claude Brozzoni et les musiciens qui l’accompagnaient semblaient être de très bons interprètes. J’ai pu le constater au moment du passage sur le thème de l’amour où une variation de rythme eut lieu qui donna une petite respiration au spectacle.
Bravo tout de même pour la performance scénique.

Caroline